Sur 70 pays participants dont une vingtaine de pays africains, Madagascar a ravi la 8e place, à l’issue du concours de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), à l’occasion de sa 67e session ordinaire du 25 au 29 septembre à Vienne (Autriche), sous le thème « L’énergie nucléaire au service du développement ».
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres), a annoncé la bonne nouvelle, hier à Fiadanana. Koloina Valisoa Andriamparany, Rodier Radonasolo Ialinomenjanahary et Stelly Mahenintsoa Rakotondrasoa, des étudiants en 4e année de l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), ont réussi à convaincre le jury sur l’importance d’exploiter l’énergie nucléaire dans les domaines de la santé, de l’agriculture et de l’environnement, au service du développement social et économique de la Grande île.
«Il ne faut pas avoir peur de l’énergie nucléaire. C’est la meilleure solution face au délestage actuel», a indiqué Rodier Radonasolo Ialinomenjanahary.
«De nos jours, on ne peut plus se passer des techniques nucléaires si on aspire vraiment à contribuer au développement durable», a fait remarquer de son côté la ministre de l’Enseignement supérieur et des recherches scientifiques, le professeur Elia Béatrice Assoumacou, lors de la remise des prix.
Des réacteurs nucléaires
Pour rappel, à l’occasion des Journées nucléaires en 2019, l’INSTN a défendu le thème «Energie nucléaire civile et indépendance énergétique». Son directeur technique et du développement, le professeur Naivo Rabesiranana, a présenté à cette occasion de nouveaux réacteurs modulaires, de la taille d’un container, qui ont une capacité de 10 à 100 Mégawatts.
«Extensible à souhait, ce dispositif a un coût nettement plus accessible qu’un central nucléaire classique», a-t-il fait savoir. A part la production d’électricité, ces réacteurs peuvent être utilisés pour le chauffage industriel et domestique, alimenter les unités de traitement et de dessalement d’eau ainsi que la production d’hydrogène qui est «le carburant écologique du futur».
Sera R.




