Après plusieurs semaines d’interruption, la session ordinaire a repris depuis hier à l’Assemblée nationale. Un début timide, vu qu’une quarantaine de députés, même pas le tiers des membres de cette institution, ont assisté à la séance.
Le vote du nouvel ordre du jour a démarré cette session et seul le Projet de loi de finances initiale (PLFI) pour 2024, y est intégré. Ce texte aurait dû être adopté car il a déjà figuré au programme de la Chambre basse, prévu du 21 novembre au 5 décembre. A en croire la présidente de l’Assemblée nationale, Christine Razanamahasoa, l’adoption de ce texte est pour l’heure la priorité à Tsimbazaza, d’autant qu’il s’agit d’une session budgétaire.
Adoption
Dans cette optique, une présentation de ce PLFI 2024 par la ministre de l’Economie et des finances (MEF), Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, est attendue. A préciser cependant que le débat en séance plénière sur le sujet, n’a pas été voté. La présentation du PLFI sera suivie des travaux de commission ce jeudi. Il est donc fort probable que la séance d’adoption, aura lieu au plus tard la semaine prochaine, sachant que le texte devrait être déjà envoyé auprès du Sénat à partir du 7 décembre, date à laquelle les membres de cette institution vont passer à l’examen du texte. La Chambre haute a déjà adopté un ordre du jour allant dans ce sens.
Attentes
De leur côté, les députés ont déjà fait part de leurs attentes par rapport à ce texte budgétaire pour 2024. Certains affichent leur optimisme, à l’instar du député élu dans le district d’Ampanihy Ouest, Marco Tsaradia.
«Ce qui est intéressant c’est que ce texte accorde une priorité accrue au développement rural, à la création d’emploi et au volet social de la population», a-t-il indiqué. «Nous sommes parmi ceux qui ont demandé une nouvelle région pour le district d’Ampanihy, ce qui confirme une fois de plus que les contenus du texte répondent à nos attentes», a-t-il poursuivi.
Pour sa part, le député élu dans le district de Betroka, Nicolas Randrianasolo pense que le volet sécurité devrait être priorisé. Il insiste toutefois sur la réalisation des programmes prévus. «La plupart du temps, les projets inscrits dans la Loi de finances, ne sont pas réalisés. Je fais ainsi le plaidoyer pour que cela change», a-t-il souligné.
Tsilaviny Randriamanga




