Le verdict est tombé, hier à 15h, au palais de la Justice d’Anosy sur l’affaire liée à l’assassinat d’Andriatiana Rabemanantsoa, dit Tsoa, chanteur du groupe évangélique Vavaka sy hira fiderana (VHF).
Un peu plus d’un an après cet homicide avec préméditation, dont le procès a été plusieurs fois reporté, le juge a tranché finalement sur l’avenir des accusés après une audience de 6h de temps dans la salle n°4 du tribunal d’Anosy.
Même si elle a nié jusqu’au bout les faits qui lui ont été reprochés, Honorine Rasoloarisoa alias Valéria a été condamnée à une peine de 7 ans de prison ferme.
Collaboratrice de scène et amante de Tsoa, elle a été accusée de complicité dans l’assassinat du chanteur de 33 ans alors qu’elle était soupçonnée d’être le commanditaire au début de cette affaire.
Le chauffeur de Tsoa, reconnu coupable de cet assassinat, a été condamné à 20 ans de travaux forcés. Durant le procès, le concerné s’est justifié en indiquant qu’il conduisait juste la voiture mais c’est son ami Dida, introuvable jusqu’à présent, qui était derrière les multiples coups de couteau mortels retrouvés sur le corps de Tsoa.
Valéria et le chauffeur de Tsoa, sont également condamnés à une amende totale de 100 millions d’ariary. Dans les faits, ils doivent payer 30 millions d’ariary à la famille de Tsoa, 20 millions d’ariary à son enfant et 50 millions d’ariary à sa femme légitime.
Quatre accusés acquittés
Quatre personnes ont été également jugées hier dans cette affaire, à savoir les trois prévenus (le mari de Valéria et deux gardiens du garage) ainsi que la femme légitime de Tsoa. Les trois premiers ont été acquittés au bénéfice du doute tandis que la dernière a été libérée sans condition.
Les faits remontent à la matinée du 8 novembre 2022. Les habitants d’Ambohimanarivo Talata Volonondry ont découvert un 4*4 de marque SsangYong Rexton les quatre roues en l’air sous un pont au PK29+700 de la RN3. Les constatations réalisées par la gendarmerie de la localité avaient supposé que c’était un assassinat maquillé en accident.
Le médecin légiste du CSB II d’Ambohimanarivo ayant examiné le corps sans vie de celui qui était au volant de la voiture, avait ce jour-là relevé sept marques de coups. Selon ses dires, la mort de Tsoa remontait à la veille de cette découverte.
La chemise de la victime tirée vers le haut pour couvrir sa tête et les traces de sang retrouvées sur la carrosserie arrière de la voiture, avaient davantage intrigué les gendarmes au point qu’ils ont ouvert une enquête pour homicide prémédité. Et ils ont conclu que Tsoa n’avait pas conduit la voiture, mais qu’on l’avait positionné du côté conducteur avant de jeter le véhicule du haut du pont.
ATs.




