Les élections législatives et communales devront avoir lieu l’année prochaine, entre mars et juin 2024. Pour rappel, le mandat des députés prendra fin au mois de juillet 2024 et celui des maires s’achèvera vers mi-janvier.
La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne chôme pas. Après avoir organisé l’élection présidentielle, elle s’attèle déjà à la préparation de deux autres scrutins prévus l’an prochain, en l’occurrence les élections législatives et communales. Rien n’est encore défini, mais selon la Ceni, ces scrutins pourraient avoir lieu entre mars et juin 2024. Ces périodes coïncident avec la fin de mandat des élus parlementaires et communaux.
Normalement, les élections communales et municipales, auraient dû se tenir avant la fin de cette année. Cependant, comme la loi ne permet pas de jumeler une élection nationale et une élection territoriale, les communales ont été repoussées au profit de la présidentielle.
« L’élection communale devait avoir lieu après le second tour de l’élection présidentielle, c’est-à-dire le 20 décembre en pleine saison des pluies, si le second tour avait lieu. Nous avons estimé nécessaire d’organiser les élections territoriales après le mois de mars, c’est-à-dire vers la fin de la saison pluvieuse et cela, dans le respect des textes en vigueur,», a expliqué hier le Rapporteur général de la Ceni, Soava Andriamarotafika.
Convocation des électeurs
Il s’agit toutefois d’une estimation, d’autant que pour le moment, aucune proposition de calendrier n’a été faite par la Ceni à ce sujet. Néanmoins, au cas où la commission avance un calendrier, c’est au gouvernement de décider en dernier ressort et fixer la date des élections. Conformément à l’article 51 de la Loi organique relative au régime général des élections, c’est également au gouvernement de convoquer les collèges électoraux en vue des élections. Au vu de cette disposition, ce sera au nouveau gouvernement qui sera mis en place bientôt, de fixer ce calendrier une fois que la Ceni aura avancé sa proposition.
Liste électorale
Par ailleurs, la liste électorale qui sera utilisée ne sera pas la même. En d’autres mots, c’est la liste électorale utilisée lors de l’élection présidentielle qui sera de nouveau déployée au cas où le scrutin aura lieu avant la fin de la révision annuelle de la liste électorale, (Rale) c’est-à-dire avant le 15 mai.
Par contre, si la date des élections est fixée après la Rale, la liste électorale ayant déjà fait l’objet d’une mise à jour, sera utilisée, selon toujours les explications du Rapporteur général de la Ceni. Dans cette optique, les jeunes ayant acquis la majorité électorale pendant la période de révision, pourront voter.
« Toutefois, l’Etat peut ordonner la tenue d’une révision spéciale de la liste électorale comme cela a été déjà le cas à une certaine période », a précisé Soava Andriamarotafika.
Tsilaviny Randriamanga




