La ministre de la Justice, Landy Randriamanantenasoa durcit le ton dans l’affaire du riz avarié à Mahajanga. Au cours d’une descente dans cette localité en fin de semaine, elle a martelé la nécessité de poursuivre l’enquête par rapport à cette affaire. Ainsi, outre les 7 personnes déjà arrêtées et placées en détention préventive, d’autres individus pourraient encore faire l’objet d’interpellation. Parmi ceux-ci figurent ceux à l’origine de la sortie de l’autorisation ayant permis de sortir de son emplacement la marchandise.
«Différentes pistes sont à l’étude, notamment des possibles cas de corruption ou d’abus de fonction impliquant d’autres personnes autres que celles déjà appréhendées», selon Landy Randriamanantenasoa, soulignant au passage que la société qui a obtenu l’autorisation de sortir ce riz avarié est une société fictive. Ainsi, ceux qui ont donné l’autorisation à cette société ne jouissant pas d’une existence juridique pourront être également faire l’objet d’une poursuite judiciaire. Les juges d’instruction disposent de toute latitude pour auditionner n’importe quelle personne pouvant être mêlée dans cette affaire.
« Le gouvernement s’est fixé comme leitmotiv la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption. Conformément à cela, la Justice est prête à traiter cette affaire en toute impartialité et à trouver les auteurs de cet acte qui seront poursuivis peu importe leur responsabilité dans l’affaire », a souligné Landy Randriamanantenasoa.
Tsilaviny Randriamanga




