Rapt à Ankazobe : des hommes en treillis parmi les kidnappeurs !

Hasard du calendrier ou acte prémédité ? Comme nous l’avons déjà rapporté dans nos colonnes, jeudi, les kidnappeurs ont frappé fort à Ankazobe, mardi, le soir du défèrement des suspects dans le meurtre d’un maire, dont des militaires et des responsables de fokontany. Et voilà maintenant qu’un témoignage laisse entendre une éventuelle implication d’autres hommes en treillis dans cette récente attaque.

Les dahalo sèment en permanence la terreur dans le district d’An­kazobe, où quatre otages, dont un pasteur et deux sexagénaires, n’ont pas encore recouvré la liberté jusqu’à ce jour. Selon une source proche des victimes, trois des bandits ayant attaqué Antanetibe Androva­tsimo, de la commune de Talatanangavo, dans la nuit du mardi, étaient vêtus d’un uniforme militaire.
Par ailleurs, l’on sait que les trois femmes enlevées mardi soir, se portent bien. Elles ont pu échanger quel­ques mots par téléphone avec leurs proches, mercredi. « Nous allons bien. Nous sommes bien traitées », ont-elles indiqué au cours d’une brève discussion téléphonique.

Une « taupe » parmi les membres du Fokonolona ?
A prendre au conditionnel, il y aurait un informateur des dahalo, parmi les membres du Fokonolona ayant monté la garde cette nuit-là. Le concerné aurait indiqué les domiciles à attaquer, ce qui aurait permis aux malfaiteurs d’agir rapidement, passant de maison en maison.
Encore faut-il préciser qu’en un rien de temps, les bandits sont parvenus à enlever ces trois femmes tout en emportant des produits de première nécessité, des prises électriques, une télévision, ainsi que des câbles. Mais curieusement, ils ont laissé de côté les zébus.
Depuis cette attaque suivie de rapt ayant coûté la vie à un père de famille dont la femme fait partie des otages, un déploiement massif de militaires et de gendarmes a lieu sur place. Un hélicoptère et des drones sont même mobilisés pour faciliter la traque des ravisseurs.
A noter que le pasteur de l’église FPVM n’a pas été enlevé au même moment que les deux sexagénaires et l’adolescente. Il a été pris en otage il y a de cela plusieurs jours déjà. Les ravisseurs réclament une rançon d’une dizaine de millions d’ariary en contrepartie de la libération de cet homme d’église, d’après une source locale, qui a indiqué que les kidnappeurs ont utilisé le téléphone portable du concerné pour informer sa famille.

Felana Michelle

Partager sur: