Législatives: la ligne du parti au cœur du débat

Les candidats ne se bousculent pas encore au portillon des Organes de vérification et d’enregistrement des candidatures (Ovec). Malgré que les groupements de partis politiques prônent l’ouverture pour les législatives, ils sont quand même confrontés à des choix cornéliens. Les candidats vont-ils respecter la discipline de leur parti d’appartenance, une fois à l’Assemblée nationale ?

Plus que 4 jours avant la clôture du dépôt des dossiers de candidature et les Ovec se tournent encore les pouces. Visi­blement, les partis ont du mal à trouver les perles rares et sont confrontés à des défis de sélection des candidats qui cochent toutes les cases. Puis, il est aussi de coutume d’attendre le dernier mo­ment, pour déposer les dossiers de candidatures. Sauf que cette fois, la situation est plus complexe car le processus de sélections est crucial.
«Nous ne voudrions plus commettre les mêmes er­reurs», a martelé le gouverneur d’Analamanga et non moins secrétaire national du parti TGV, Hery Rasoama­romaka, lors de ses précédents discours.
Comme déjà constaté, de nombreux partis ont décidé de former des plateformes, pour mieux affronter leurs adversaires dans les urnes, que ce soit du côté du régime ou des opposants. La politique d’ouverture est alors de mise.
«Comme nous l’avons déjà annoncé, il n’y aura pas que des candidats du TGV dans notre liste. Nous sommes ouverts et la plateforme de la majorité présidentielle s’y est déjà préparé», a annoncé sur les réseaux sociaux Hery Rasoamaro­maka, tout en précisant que les candidats d’autres partis soutenant le président, figureront dans la liste.
Cependant, «Nous vous demandons de respecter la discipline du parti TGV», a-t-il souligné. C’est le plus grand souci dans le choix des candidats pour chaque plateforme.
Sous l’actuelle Législa­ture, certains députés ont changé de camp en cours de mandat. Ce retournement de veste a handicapé les groupes de partis dont celui de la majorité présidentielle. Cer­tains de ses députés ont rejoint l’opposition, à l’exem­ple de l’ancienne présidente de l’Assemblée na­tionale, Christine Razana­mahasoa, déchue de son poste et radiée de l’hémicycle, pour non-respect de la ligne de conduite de son parti. C’est le cas aussi pour le vice-président de l’Assem­blée nationale, Brunelle Ra­zafitsiandraofy. Il serait même le candidat de la plateforme d’opposition Firai­sankina.
La loyauté en politique, une valeur indispensable pour les candidats, prend tout son sens en vue des élections législatives.

T.N

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