Nos jeunes…

Nos jeunes adolescents qui viennent de passer les épreuves du BEPC, dans un froid glacial de l’hiver, peuvent pousser un grand ouf de soulagement. C’est fini et vive les vacances. Pour être franc, ils ne sont pas si jeunes que ça. En pleine puberté, nombreux sont ceux qui, à la sortie des salles d’examen, se tiennent par la main, comme un couple flirtant sans complexe et pudeur. On dirait qu’ils sont à l’heure des premiers émois amoureux. Une grande étape pour une grande personne.
Mais que signifie être grand ? Se comporter comme un grand ou penser comme un grand… ? A les entendre dans les rues, les relations amoureuses, les commérages, mais surtout Facebook ainsi que les mauvaises fréquentations se trouvent en haut de la liste de leurs sujets de conversations. Les temps changent.
Si à l’âge de 15 ans, la plupart de nos jeunes adolescents se comportent déjà de la sorte, profitant de l’instant présent, qu’est ce qui se passe lorsqu’ils auront 18 ans? A cet âge, ils pourraient obtenir leur permis de conduire et peut-être quitter la maison familiale mais surtout, aller aux urnes et participer à la vie politique. Seront-ils à la hauteur le moment venu, sachant que nos jeunes se détournent de la politique ?
Comment éduquer nos jeunes face à une politique qui part en vrille ? Comment les aider à reprendre le droit chemin face aux maux qui minent la société ? Les jeunes filles préfèrent de nos jours chercher leur « papasosy » (sponsors) au lieu de continuer leurs études et trouver un meilleur emploi. Pire encore, les jeunes hommes s’y adonnent également.
Tout le monde en a marre de la politique. Mais comment changer un pays sans la politique ? La route est encore longue pour les jeunes alors que le contexte actuel leur donne la possibilité de participer à la vie politique, d’autant que des élections se tiendront à la fin de l’année.

T.N

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