Les députés issus de la majorité à l’Assemblée nationale désapprouvent la démarche menée par la présidente de cette institution, Christine Razanamahasoa, 24 heures après sa déclaration demandant la suspension du processus électoral. «C’est une forme de coup d’Etat et nous n’allons jamais accepter une telle manigance», ont-ils déclaré à travers un communiqué, hier.
Indignation
Ces membres du groupe parlementaire majoritaire au Palais de Tsimbazaza ont fait part de leur indignation face à l’utilisation du nom de l’Assemblée nationale par Christine Razanamahasoa, pour satisfaire ses intérêts politiques. Selon eux, en tant que cheffe d’une institution faisant partie du pouvoir législatif, Christine Razanamahasoa n’est pas habilitée à mener une médiation politique. De ce fait, tenir ce genre de rencontre dans du bâtiment public, utiliser l’en-tête de l’Assemblée nationale, on encore de son sceau à cette fin, ne correspond pas à la mission qui lui a été attribuée par la Constitution.
«Christine Razanamahasoa devrait cesser d’utiliser le matériel et d’user le pouvoir qui lui ont été confiés, pour satisfaire ses intérêts politiques personnels. Elle ne devrait plus mener ce genre de médiation dans l’enceinte de cette institution de la République qu’est l’Assemblée nationale», poursuivent les élus au sein de la majorité à Tsimbazaza.
Ces membres de la Chambre basse démentent par ailleurs l’affirmation selon laquelle «le pays est en crise». D’après eux, on est confronté à un trouble provoqué menant vers un affrontement. Et cela ne justifie pas la nécessité d’une concertation politique qui va aboutir à la mise en place d’un pouvoir de transition. Ils soulignent que l’élection reste la seule issue autorisée par la Constitution, garante de la paix et la stabilité dans le pays.
Le Sénat réagit
Peu de temps avant cette condamnation unanime, la majorité au sein du Sénat a aussi emboîté le pas aux membres de la Chambre basse. Les 14 sénateurs faisant partie du groupe parlementaire majoritaire à Anosikely, ont appelé les responsables étatiques à être vigilants face à ces tentatives qui viseraient à fragiliser le processus électoral.
«La vie de la nation ne doit pas être prise en otage simplement pour assoiffer des intérêts personnels. Nous appelons la population à ne pas se laisser instrumentaliser, voire se sacrifier», a déclaré le président par intérim du Sénat, Nicolas Rabemananjara, hier, à Anosikely.
Rakoto




