Bureaux de vote: Confusion autour des ordonnances 

Les membres des bureaux de vote ne semblent pas avoir été bien informés concernant la procédure à suivre relatives aux ordonnances électorales. Alors que d’autres étaient tout simplement dans la confusion. Ce qui a profité à certains individus. A noter que 60.479 électeurs ont reçu leurs ordonnances, dont 46.816 dans la capitale.

Contrairement aux simples électeurs, ceux disposent d’une or­donnances de vote, ne se sont pas ren­dus aux urnes dès le début de matinée, selon le constat fait. Jusqu’à 13h, plusieurs bureaux de vote n’ont enregistré aucun électeur venu voter avec une ordonnance. Des responsables ont même indiqué ne pas « être au courant » de l’existence de ces ordonnances. Et c’était le cas dans la majorité des circonscriptions de la capitale.
Pour rappel, afin de béné­ficier du vote par ordon­nance, les électeurs doivent être inscrits dans la liste additive imprimée par la Ceni. Une fois arrivé au sein de son bureau de vote, l’électeur devra assurer que son nom n’est pas inscrit dans la liste initiale mais dans la liste additive. Une procédure pourtant méconnue par quel­ques présidents de bureaux de vote, au point de créer la confusion car la situation semble alors avoir profité à certaines personnes.
A titre d’exemple, dans le bureau de vote d’Anosibe, un délégué des candidats avait donné comme consigne de ne pas laisser voter les électeurs en possession d’ordonnances électorales.
« Nous ne connaissons pas exactement la procédure mais nous préférons attendre les con­signes et ne pas laisser les personnes voter par ordonnance », a indiqué la présidente d’un des bureaux de vote sur place.

La Ceni s’en tient aux textes

Dans tous les cas, cette histoire d’ordonnances a déjà créé la polémique parmi quelques candidats aux com­munales de la capitale. Ces derniers se sont exprimés dans la soirée de mardi pour dénoncer les procédures.

Questionnée sur le sujet, la Ceni a tout simplement répondu que « les électeurs ont le droit d’être inscrit dans la liste. Nous appliquons ce droit », a indiqué le président de la Ceni, Dama Arsène Andrianarisedo hier, lors de sa visite au CEG Ankadi­kely. « Cela n’aurait pas créé autant de polémique si tous avaient pris les mesures pour s’inscrire dans la liste électorale », a-t-il ajouté.

T.N

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