Et maintenant, c’est à nous de les saisir. En attendant l’arrivée officielle des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (Sadc), les choses sérieuses ont déjà commencé lundi dernier avec la réunion du comité des hauts fonctionnaires. C’est le coup d’envoi discret mais essentiel d’un événement régional majeur.
Car, oui, pendant quelques jours, et même pour une année entière, Madagascar sera au cœur de cette organisation régionale. Nous aurons non seulement l’honneur d’accueillir ce sommet, mais également la responsabilité d’assurer la présidence tournante. Et dans cette affaire, Madagascar a tout à gagner. Il ne s’agit pas uniquement d’organiser des réunions protocolaires ou de faire des discours solennels. C’est également une opportunité historique de renforcer une position diplomatique et d’attirer des investissements, comme c’est le cas avec la semaine de l’industrialisation.
Il ne faut pas également oublier que la présidence de la Sadc n’est pas seulement un fauteuil autour d’une grande table, c’est aussi la voix de la région que Madagascar portera lors de diverses tribunes internationales. C’est une responsabilité, mais aussi une belle vitrine. Le contexte international est, justement, propice car l’océan Indien est devenu un nouvel épicentre des enjeux géopolitiques.
Et Madagascar, avec sa position stratégique, ne devrait pas être un figurant dans ce jeu. Le terrain est donc là et les partenaires sont présents. Reste à faire preuve de vision et de courage. Les remarques d’un représentant d’un des partenaires traditionnels de la Grande île qui a valu la convocation du numéro un de la diplomatie en est d’ailleurs l’illustration. De l’Europe à l’Asie, en passant par l’Amérique, chaque puissance cherche à étendre son influence, à nous de saisir cette opportunité.
Rakoto




