Plus que quelques jours donc, avant que le chef de l’Etat préside le sommet de la Communauté de développement des Etats de l’Afrique australe. Une destinée qui fait pâlir d’envie une bonne partie de l’opposition dont certains, notamment des anciens présidents, auraient bien voulu être à sa place mais le destin en a décidé autrement. Aujourd’hui, il appartient donc à l’actuel chef de l’Etat de le présider et les autres devront faire avec et ce, en dépit des débats inutiles sur les réseaux sociaux ces derniers temps. Qu’ils le veuillent ou non, c’est Madagascar qui représentera la Sadc à travers le monde dès la semaine prochaine pour une année. D’ailleurs, pour reprendre une formule des partisans du régime, pour ceux ou celles qui souhaitent désormais se lamenter auprès de la Sadc, plus besoin d’aller ailleurs, il suffit d’aller à Ambohitsorohitra ou à Iavoloha et tout est joué.
Sérieusement, il est aussi important de rappeler aux acteurs politiques qu’il n’est nul besoin de se lamenter auprès des autres pour parler d’une situation qui devrait être purement réglée au niveau national. D’ailleurs, tous les pays disposent d’un réseau qui analyse et décrypte l’actualité ou la situation sociopolitique des autres pays. Prenez le cas de la Namibie, il faut savoir que la présidente de la République de Namibie, élue depuis mars dernier, n’est autre que la cheffe de la délégation de la Sadc lors de la présidentielle de 2013 à Madagascar, et a séjourné à plusieurs reprises dans le pays. Sans oublier qu’elle a aussi été ministre des Affaires étrangères de son pays. Tout cela pour dire qu’elle est parfaitement au courant de la situation dans cette région et qu’il n’est pas nécessaire de la lui rappeler. Ceci n’est qu’un exemple pour montrer que les pays au sein de cette organisation sont tous au courant de la réalité chez leur voisin.
Cela dit, il est crucial que ce sommet de la Sadc soit l’occasion de réunir l’ensemble des acteurs politiques locaux, sans exclusion ni division, comme c’est le cas lors du sommet de la Francophonie en 2016. Car c’est de l’image de Madagascar qu’il s’agit mais pas d’une personnalité.
Rakoto




