Toamasina s’apprête à inaugurer sa toute première usine dédiée à la gestion des déchets : un centre de tri et de valorisation. L’ensemble des équipements est déjà installé, a annoncé le ministre de l’Environnement et du développement durable, Max Andonirina Fontaine, le mercredi 20 août, à l’occasion de la signature de l’accord entre son département et l’entreprise en charge de l’exploitation du centre. Plus de détails sur le centre ont été révélés lors de cet événement.
Bientôt opérationnel. Toamasina s’apprête à mettre en service son premier centre de tri et de valorisation des déchets, une véritable usine destinée à la gestion et au recyclage des ordures de la ville. Selon le ministère de l’Environnement et du développement durable, l’infrastructure est déjà achevée et la mise en œuvre n’est plus qu’une question de temps. L’accord de gestion a été signé le mercredi 20 août entre le ministère et l’entreprise Agrotech, désignée à l’issue d’un appel d’offres. Créée en 2003, Agrotech est spécialisée dans l’analyse et la conduite de systèmes d’exploitation ainsi que dans les études prévisionnelles d’installations. Elle collabore régulièrement avec des institutions publiques, des acteurs privés, mais aussi des coopératives et associations.
D’après le ministère de l’Environnement et du Développement durable, ce centre contribuera non seulement à rendre la ville de Toamasina plus propre, mais aussi à encourager son entrée dans l’économie verte. À ses débuts, il traitera environ 20 tonnes de déchets par jour, bien que sa capacité maximale atteigne 60 tonnes quotidiennes. Le site prévoit d’employer une trentaine de personnes au lancement, avec l’objectif de porter progressivement ses effectifs (permanents et saisonniers) à 55.
Sur le plan économique, le centre mise sur la valorisation de déchets utiles, adaptés aux besoins des agriculteurs. Il projette de produire chaque jour 5 tonnes de charbon écologique et, chaque semaine, 2 tonnes de compost. Dans un premier temps, ces produits seront commercialisés à Toamasina avant d’être progressivement distribués dans le reste de l’île, en fonction de l’évolution du projet. L’approvisionnement en déchets proviendra de toute la ville, incluant les ménages, les marchés, les entreprises privées ainsi que le port. “Nous prévoyons un approvisionnement continu en déchets, chaque jour”, précise Randriantsoa, directeur général d’Agrotech.
En 2020, la mise en place de trois centres de tri et de traitement des déchets avait été prévue dans trois grandes villes de Madagascar : Antsiranana, Toamasina et Antananarivo, avec un financement estimé à 2,5 milliards de FMG pour chaque infrastructure. Le projet pour la capitale concerne notamment la décharge d’Andralanitra. Toutefois, c’est à Toliara que l’initiative a pris une longueur d’avance. Le centre de gestion des déchets de la ville, auparavant administré par l’ONG allemande Welthungerhilfe (WHH), est aujourd’hui cogéré par la commune urbaine et une entreprise privée. Inauguré en 2014 grâce à un partenariat entre WHH et la municipalité, ce centre comprend une décharge destinée au stockage et au traitement des déchets, ainsi qu’un bassin réservé aux déchets non transformables et non biodégradables. Ce dispositif a permis d’améliorer l’assainissement de la ville tout en créant des emplois pour de nombreux habitants.
Nambinina Jaozara




