Face aux diffamations circulant sur les réseaux sociaux et visant plusieurs responsables au sein du ministère des Forces armées (MFA) dont le ministre de tutelle, le général Lala Monja Delphin Sahivelo, le ministère a réfuté catégoriquement ces affirmations gratuites. Depuis le début de l’année, le MFA a été victime de séries d’accusations infondées.
Madagascar, en tant que pays démocratique, respecte les valeurs républicaines telles que la liberté d’expression. Toutefois, le ministère rappelle qu’il condamne fermement toute forme de calomnie, de diffamation et la propagation de fausses rumeurs. « Nous mettons en garde ceux qui agissent délibérément de la sorte, en violation de la loi sur la cybercriminalité », avertit le communiqué. Le ministère annonce par ailleurs son intention de prendre les mesures appropriées en cas de dérives constatées. Enfin, il appelle les citoyens et les militaires à garder leur calme, à ne pas se laisser manipuler par les fauteurs de troubles et à toujours privilégier les intérêts communs ainsi que les valeurs malgaches.
Série d’accusations et de diffamations
La série d’accusations et de diffamations sur les réseaux sociaux visant principalement le MFA remonte déjà depuis le début de l’année. Au mois de janvier, le ministre Lala Monja Delphin Sahivelo en personne a déjà dénoncé que l’armée ne tolérera pas les provocations en réponse aux propos du colonel Charles Andrianasoavina sur les réseaux sociaux. Il avait même indiqué que le ministère aurait déposé plainte auprès du tribunal contre cet officier supérieur mais dont le rebondissement reste à savoir.
Au mois de mai, le médecin-colonel Patrick Rakotomamonjy a vertement accusé plusieurs hauts responsables du MFA et du Centre hospitalier de Soavinandriana (Cenhosoa) de malversations dans une vidéo. Face à ces allégations, le secrétaire général du MFA, le vice-amiral Jeannot Bemarivo Assany, accompagné des dirigeants du Cenhosoa, a démenti point par point ces accusations qu’il qualifie de « propos mensongers ». Il a été annoncé aussi à cette époque la déposition de plaintes contre le colonel Rakotomamonjy en cavale, afin de faire la lumière sur cette affaire et protéger l’intégrité des institutions militaires.
F.M




