Pratique rituelle: la circoncision à sa dernière ligne droite

La circoncision est une pratique rituelle marquant le passage du garçon vers son âge d’homme dans les us et coutumes malgache, en particulier sur les hautes terres. Se pratiquant durant la saison hivernale, allant du mois de juin jusqu’au mois d’août, elle est actuellement à sa dernière ligne droite.

«Je ne fais plus que 4 à 5 cas par semaine ces deux dernières semaines con­tre le double depuis le mois de juillet », a confié hier Dada­naivo, un circonciseur traditionnelle ou « Rainjaza » de la commune rurale d’Ala­kamisy (Atsimondrano), qui a derrière lui plus de 30 ans de pratique. Il a souligné que comme on est pleine lune montante durant ce weekend, les retardataires se dépêchent de faire la circoncision de leurs garçons car la destinée ou « tonom-bitana » leur sont favorable au cours de cette période. « Rares sont les parents qui font circonscrire leurs enfants à partir du mois de septembre à cause de la chaleur, rendant difficile la cicatrisation », a-t-il conclu.

A partir de 50.000 ariary

De source auprès de quel­ques médecins des cabinets médicaux privés de la capitale hier, l’opération de circoncision s’effectue à partir de 50.000 ariary et peut aller jusqu’à 200.000 ariary pour une anesthésie générale. « Un prix stable par rapport aux trois années précédentes », selon leurs dires. Ils ont précisé ensuite qu’une baisse des partisans de la circoncision auprès d’eux a été observée depuis deux ans. « Presque la moitié de ce qu’on a enregistré à la même période en 2019 », a-t- on indiqué.
Du côté des « Rainjaza », le coût de l’opération est en général gratuit comme tous les soins traditionnels, les frais de déplacement en sus. Toutefois, il y a le « Hasin-tanana » dont le montant varie selon le bon cœur des clients. En général, ce montant tourne autour de 10.000 ariary. « Mais il arrive que des clients déboursent entre 50.000 ariary et 200.000 ariary, rarement en tout cas », a témoigné Dadanaivo.
A cause de cette situation, bon nombre de ménages, no­tamment ceux qui sont défavorisés, attendent l’opportunité d’une circoncision collective qui est en général totalement gratuite avec parfois jouets et tuni­ques « Mala­bary » en sus.

Sera R.

Partager sur: