Christophe Randrianirina: « Etre ‘’Paysan Relais’’ a donné du sens à ma vie »

Le filet de sécurité social « Vatsin’Ankohonana », a changé la vie de beaucoup de bénéficiaires. Cela leur donne également l’occasion de devenir un « Paysan Relais » et de contribuer au développement de leur communauté, grâce aux formations en agricultures dispensées. Témoignage de Christophe Randrianirina, un rural du district de Sakaraha, de la région Atsimo Andrefana.

* Les Nouvelles : Com­ment êtes-vous devenu bé­néficiaire du filet social de sécurité « Vatsin’Ankoho­nana » ?
– Christophe Randriani­rina : Il y a trois ans, les agents du Fonds d’intervention pour le développement (Fid), ont mené une enquête dans notre district, en collaboration avec les membres du Fokontany. Suite à cela, mon nom a figuré sur la liste des bénéficiaires.

* Et depuis…
– Depuis, ma vie a complètement changé, le «Va­tsin’Ankohonana», n’apporte que du positif. Outre l’appui financier trimestriel sous forme de transferts monétaires, j’ai bénéficié également tous les mois de formations agricoles. Et cela m’a motivé à devenir plus tard un «Paysan Relais».

* Quels sont les critères pour être un Paysan Relais ?
– Jai été choisi par mon propre groupe communautaire «Fivoarantsoa». J’étais déjà cultivateur, mais je travaillais avec les anciennes méthodes héritées de mes parents. Et le fait d’être désigné m’a donné confiance en moi, tout en étant redevable auprès de ma communauté. Cela signifie qu’on s’engage pour le bien commun et qu’on peut évoluer ensemble. Grâce à ce rôle, j’ai pu améliorer nos pratiques agricoles plus respectueuses de l’environnement.

* Quels sont les avantages d’être un Paysan Re­lais ?
– J’ai appris beaucoup de choses grâce au Vatsin’An­kohonana : agriculture durable, techniques agro-écologiques comme le basket compost et la culture sur butte. Avec les bénéficiaires de notre groupe, nous avons ensemble loué un terrain pour appliquer ce que nous avons appris, animé les séances pratiques durant lesquelles chacun partage ses expériences. On progresse ensemble, et nos récoltes sont plus abondantes et durables. Aujourd’hui, je maîtrise bien les différentes méthodes, et je continue de m’améliorer.

* Quelle est votre plus grande fierté en tant que Paysan Relais ?
– La confiance que les autres ont placée en moi. Ils viennent toujours me de­mander conseil, même si le programme touche à sa fin. Cela donne du sens à ma vie. Je transmets ce que j’ai appris, et j’apprends aussi des autres. Notre communauté devient plus autonome, les récoltes sont meilleures et les familles sont mieux nourries. Malgré que les appuis financiers du programme cessent, les connaissances que nous avons ac­quises restent, et c’est ma plus grande victoire.

Propos recueillis par Sera R.

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