Alors que la manifestation « Leo délestage » a paralysé Antananarivo hier, la Fédération malgache de volley-ball a quand même décidé de tenir les matchs de demi-finales du Championnat de Madagascar de première division au Palais des Sports de Mahamasina, et ce, malgré le retrait de l’AMVB et la grogne des passionnés.
Chez les dames, dans un match à sens unique, la GNVB a privé l’Asi de la demi-finale, avec une victoire nette des gendarmes en trois sets (25-20, 25-20, 25-21). Les joueuses de la GNVB ont déroulé leur jeu avec une précision chirurgicale, alternant smashes foudroyants et défenses hermétiques.
Mais l’autre demi-finale a tourné court. L’AMVB a déclaré forfait, offrant sur un plateau une qualification à Squad. La conjoncture y est pour quelque chose.
Du côté des hommes, les débats ont été plus disputés, mais la GNVB a encore marqué les esprits. Face à l’Asi, la Gendarmerie s’est imposée sur le score de 3 sets à 1 (25-23, 16-25, 25-19, 25-22), portée par une attaque percutante et un mental d’acier, malgré un passage à vide dans le deuxième set.
Même scénario pour la GNVB2, qui a dompté Cosfa sur le même score (25-23, 25-21, 22-25, 25-22), dans un match où les deux équipes se sont rendu coup pour coup. Les gendarmes, tels des rouleaux compresseurs, ont misé sur collectif huilé et leur sang-froid dans les moments chauds.
Mais au-delà des résultats, c’est la décision de la FMVB de maintenir ces demi-finales qui fait grincer des dents. Alors qu’Antananarivo vit au rythme des sirènes et des restrictions, imposer aux équipes de jouer dans un tel contexte revient à jouer avec le feu. L’AMVB, en jetant l’éponge, a envoyé un signal fort : le sport ne peut faire fi d’une réalité où l’insécurité paralyse la ville. Les joueuses prises entre le marteau des obligations sportives et l’enclume des risques quotidiens ont préféré se retirer. Un choix que beaucoup saluent comme un cri du cœur, alors que la FMVB semble avoir opté pour la politique de l’autruche.
Naisa




