Le président Andry Rajoelina a évoqué les difficultés persistantes liées à l’accès l’eau, à l’électricité et aux infrastructures éducatives, lors de son déplacement sur le site du téléphérique hier, cible de pillages et d’actes de vandalismes.
« Les réseaux de distribution d’eau existants sont vétustes et n’arrivent plus à répondre aux besoins de la population, la production d’électricité est également insuffisante. Mais nous avons des solutions concrètes en cours de mise en œuvre », a-t-il rassuré.
Selon Andry Rajoelina, la croissance démographique est galopante alors que les infrastructures actuelles ne parviennent pas à suivre le rythme, en particulier à Antananarivo, initialement conçue pour 300.000 habitants mais qui en accueille aujourd’hui près de 3 millions.
Il a aussi fait état des efforts déployés pour améliorer les conditions des étudiants avec la création de plusieurs centres et infrastructures éducatives à travers le pays, bien qu’il reconnaisse que cela reste encore insuffisant.
Message aux opposants
Devant les habitants affectés, il a condamné les actes de vandalisme et de destruction des biens, rappelant la nécessité de défendre l’intérêt général.
« Nous sommes un pays en construction, en pleine création. Ce n’est pas avec un esprit destructeur que nous allons avancer. Ce qui s’est passé est très regrettable, mais cela ne doit pas nous décourager. Nous allons réparer tout ce qui a été endommagé », a-t-il affirmé.
A ce sujet, le président a fustigé certaines manœuvres politiques visant, selon lui, à bloquer les avancées. « Certains ne supportent pas que nous nous approchions de solutions pour sortir du délestage. Ils préfèrent bloquer les projets empêchant le pays d’avancer », a-t-il martelé.
Malgré les tensions et les critiques, Andry Rajoelina a réaffirmé son engagement à poursuivre son action au service du peuple malgache. « Faites-moi part de vos douleurs, je les prendrai sur moi. Je continuerai à travailler pour le bien de tous. Ce n’est pas le pouvoir que je cherche, mais l’intérêt du peuple (…) Que Dieu bénisse chacun d’entre nous. Portons cette nation dans nos prières », a conclu Andry Rajoelina.
N.A




