Feo Maroloko : entre nostalgie et renouveau

Malgré la crise sociopolitique actuelle, les générations X et Y à savoir, Rija Ramanantoanina, Farakely, le groupe Johary, Polifonica et Poon, ont entraîné les spectateurs dans un véritable voyage musical haut en couleurs ou « Feo Maroloko », leur offrant une parenthèse d’évasion, dimanche au CCI Ivato.

La ponctualité a été de rigueur pour que le spectacle démarre à l’heure convenue. Rija Ra­ma­nantoanina a ouvert la scène, accompagné de ses musiciens, en mettant en avant les instruments à vent. Et le résultat a été à la hauteur des attentes, avec en prime un avant-goût de son prochain album, annoncé pour bientôt.
Farakely portant une robe blanche et noire qui incarne l’élégance intemporelle, a ensuite pris le relais. Elle a sublimé la scène en interprétant quelques-uns de ses titres phares, dont «Tafaray Isika Roa». Puis,
le groupe Johary a plongé le public dans la nostalgie avec des morceaux emblématiques comme «Trio»,
«Te Ho Soa», «Deux Francs Cinquante» ou encore «Ma­noela».
«Ce spectacle m’a surtout plu grâce au casting des artistes. Cela faisait longtemps que je n’avais pas assisté à un tel show, où la beauté des jeux de lumière était en parfaite harmonie avec la qualité sonore», confie Thierry Rakotonirina, l’un des spectateurs.

Des duos et des reprises marquants
La participation du groupe Polifonica et de Poon, a apporté une touche particulière à l’événement, avec
des répertoire variés entre la reprise de classiques malgaches et étrangers, tels que «Hodian-tsy Hita Ve» d’Henri Ratsimbazafy ou encore «Mourir Sur Scène» de Dalida. Certaines chansons ont même vu la montée sur scènes de danseurs, ajoutant une dimension plus spectaculaire à la soirée. Poli­fonica a également interprété «Feo Maroloko» et «Fitia Tsy Te Halala», des ti­t­res composés par le docteur Andriamanga Rakotobe du Cefermad, initiateur de l’événement.
Le spectacle a aussi été marqué par des duos inédits. Rija Ramanantoanina et le groupe Johary ont revisité «Vetsovetson-kira» et livré une version a cappella im­provisée de «Mama». L’in­vitée surprise, Faniry Rahe­rison, a interprété avec Poon le morceau de Gabhy «Eke­ko Satria». Enfin, la soirée s’est clôturée en apothéose avec «Veloma» d’Henri Ra­tsimbazafy, revisité par Poli­fonica.

Holy Danielle

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