Incontestablement, Madagascar passe des moments difficiles. Les vagues de pillages qui se sont déroulées ces derniers jours dans plusieurs grandes villes du pays et tout particulièrement dans la Capitale sont désastreuses : Le fruit de plusieurs années de travail est parti en fumée en l’espace de quelques instants.
Les conséquences sont incalculables pour les entreprises ou les particuliers qui ont fait l’objet de pillage. Effectivement, ces pillages n’ont pas concerné les seules entreprises. Des particuliers en ont été victimes. Et le comble est que ce type de sinistre n’est pas couvert par les assurances.
En effet, quand il s’agit d’émeute populaire, les assurances s’en lavent les mains. Et les victimes se retrouvent ainsi livrées à elles-mêmes. Par ailleurs, les dommages collatéraux ne sont pas négligeables. Même les entreprises qui n’ont pas encore été pillés ont dû fermer par crainte de faire l’objet de pillage.
Pour cette raison donc, elles n’ont pas pu continuer à exercer leurs activités économiques. Il valait mieux prendre cette décision plutôt que de risquer et de faciliter un pillage en règle. Mais dans tous les cas, cela signifie un manque à gagner, donc des pertes.
Or, il ne faut pas oublier que certaines entreprises se sont engagées auprès des banques. Donc des prêts qu’elles doivent rembourser. Dans leur situation respective actuelle, les entreprises qui ont été victimes de pillage éprouveront de grandes difficultés pour le faire. Il faudra entamer des discussions avec les banques à ce sujet.
Mais les entreprises ne sont pas les seuls perdants. Ces pillages ont entraîné d’autres aspects négatifs. Il faut tenir compte de la situation des employés. En raison des difficultés rencontrées par ces entreprises, elles ne peuvent plus assurer la sauvegarde des emplois.
En conséquence, beaucoup de personnes vont se retrouver sans emploi. Or, déjà en temps normal, il était difficile de trouver du travail par le temps qui court. En fin de compte, beaucoup de familles vont se retrouver en difficulté pour survivre faute de revenu.
Sur un plan plus général, les conséquences économiques sont énormes. En effet, ces actes de pillage portent atteinte à l’image ainsi qu’à l’attractivité du pays en termes d’investissement. Ce sont des situations qui ont pour conséquence de dissuader les investisseurs à venir avec leurs capitaux.
La question qui se pose aujourd’hui est : Qui va payer les pots cassés ? Au cours de ces quelques jours de scènes de pillage, on a certainement enregistré des milliards et des milliards d’ariary de dommages et de pertes. Quoi qu’il en soit, la facture à payer sera certainement très lourde.
Ranaivo Lala Honoré




