Pillage de la Librairie Lecture & Loisirs: les professionnels du livre, en appellent à la solidarité

Les acteurs de la chaîne du livre à Madagascar, ne sont pas restés silencieux face aux actes de vandalisme et de pillages survenus le 25 septembre au Tana Water Front à Ambodivona, qui ont touché notamment la Librairie Lecture & Loisirs.

«Nous condamnons fermement les actes de pillage dont a été victime notre confrère, la Librairie Lecture & Loisirs, au Tana Water Front à Ambodivona. Nous dénonçons également, de manière plus générale, les actes de vandalisme qui ont touché de nombreuses entreprises. Ces violences s’ajoutent à un contexte déjà difficile au quotidien, où découragement et désespoir ga­gnent chacun d’entre nous», note en substance dans un communiqué conjoint l’Asso­ciation des Librairies de Madagascar (ALM) et l’Association des éditeurs de Madagascar (Aedim).
Par la même occasion, les deux associations appellent tout un chacun à garder confiance, à se relever, à bâtir un avenir commun et à continuer de faire vivre la culture ainsi que la langue malgache.
«A travers ces actes, l’accès au savoir et à la connaissance est gravement menacé, alors même que la culture constitue le socle d’une Nation et que les librairies en sont des piliers essentiels. Nous exprimons notre solidarité envers toutes celles et tous ceux qui se battent pour la paix et pour le respect des besoins fondamentaux de la population : l’accès à l’eau, à l’électricité, à la sécurité, à la santé et à l’éducation», ajoutent-elles.
La Librairie Lecture et Loisirs, agréée Librairie francophone de référence par le Centre national du livre (CNL), assure de son côté qu’elle renaîtra de nouveau.
«Avant-hier, on était à genoux, impuissants face à l’horreur des évènements. Hier, on s’est levé pour nettoyer et rassembler ce qui en reste. Demain appartient à Dieu. Mais tant qu’on a un souffle de vie, tout espoir est permis. Notre reconnaissance totale à toutes ces petites mains bénévoles venues aider de leur propre gré, poussées par l’amitié sans conditions, et surtout par l’amour de la lecture», conclut-elle.

Joachin Michaël

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