Le Gouvernement de Madagascar a réagi au communiqué du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme (OHCHR) publié le 29 septembre, tout en démentant les informations selon lesquelles 22 personnes auraient perdu la vie lors des récentes manifestations liées aux coupures d’eau et d’électricité.
Aucun chiffre officiel ne confirme ce bilan. Les données citées proviennent de sources non officielles et relèvent de rumeurs ou de désinformation, dixit le ministère des Affaires étrangères. « Les données relayées par certaines sources, ne proviennent pas des autorités nationales compétentes », a fait savoir le MAE qui appelle les organismes internationaux à faire preuve de prudence afin d’éviter la diffusion d’informations non vérifiées ou erronées.
A cet égard, Madagascar réaffirme son engagement envers ses obligations internationales en matière de droits humains et insiste sur la nécessité d’utiliser des données vérifiées pour toute communication.
Les forces de l’ordre restent mobilisées pour restaurer la sécurité et protéger les personnes et les biens, tout en respectant strictement la loi et les droits fondamentaux rapporte le ministère. Le Gouvernement condamne avec fermeté les actes de pillage, vandalisme et destruction survenus dans plusieurs villes, en précisant qu’une enquête est en cours pour identifier et poursuivre les responsables.
Le ministère rappelle que la liberté d’expression et de réunion pacifique, garanties par la Constitution malgache et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), s’exercent dans un cadre légal.
Conformément aux articles 19 et 21 du PIDCP, ces droits peuvent être soumis à certaines restrictions pour protéger la sécurité nationale, l’ordre public, la santé, la moralité ou les droits d’autrui. Ainsi, tout rassemblement public à Madagascar nécessite une autorisation préalable selon la loi, afin d’assurer la sécurité et prévenir les troubles. Enfin, les autorités malgaches remercient la Sadc et les pays amis pour leur solidarité et leur soutien dans cette période difficile.
F.M




