MCC: la culture exprime ses attentes

Au lendemain de sa nomination, Gascar Fenosoa Mandrindrarivony a officiellement pris ses fonctions en tant que nouveau ministre de la Communication et de la Culture, lors d’une cérémonie de passation hier, dans la salle Dox de la Bibliothèque nationale de Madagascar. L’événement, marqué par une affluence importante, s’est déroulé en présence de la ministre sortante Mara Donna Volamiranty et de nombreux acteurs du monde artistique et culturel. « Il est vrai que l’on me connaît surtout dans le monde de l’art oratoire, mais je souhaite être un rassembleur, aussi bien dans le domaine de la communication que de la culture. Nous ferons de notre mieux pour résoudre à court terme les maux qui affectent le secteur culturel. Mais je ne réussirai pas seul, c’est ensemble que nous pourrons atteindre le changement tant souhaité par le pays », a-t-il déclaré.

Indépendance
Les artistes présents ont exprimé à la fois leurs espoirs et leurs attentes. C’est le cas de la chanteuse Bodo, qui a plaidé pour que le ministère de la Culture retrouve toute l’importance et la reconnaissance qu’il mérite au sein de la Nation.
« Sur le plan musical, une série de réunions a déjà eu lieu afin de discuter du droit d’auteur et du statut des artistes. Nous espérons que ces nouvelles propositions aboutiront à une véritable loi qui bénéficiera à tous les artistes et créateurs », a-t-elle affirmé. Pour leur part, les défenseurs du patrimoine et des traditions malgaches ont appelé au respect de la laïcité de l’Etat, afin que toutes les confessions religieuses soient sur un pied d’égalité. « Il faut redonner ses lettres de noblesse aux traditions malgaches, notamment dans le domaine du sacré, comme le fanasinana du Rova de Manjakamiadana ou encore la pierre sacrée de Mahamasina, symboles fondateurs de la royauté malgache et lieux où notre indépendance a été proclamée pour la première fois », a rappelé Olivier Rakotoariman­ga. Dans le secteur du cinéma, les professionnels appellent également à une réforme structurelle et à une plus grande ouverture sur le monde. « Nous ne pouvons pas travailler seuls dans ce secteur. Nous devons collaborer avec le monde entier, car le cinéma est un langage universel », conclut le réalisateur Anatole Ramaroson.

Joachin Michaël

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