Prévention sur les inondations: le curage du canal C3 réalisé à plus de 58%

Le Projet de développement urbain intégré et de résilience pour le grand Antananarivo (Produir), mise en œuvre par le ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT), est en charge du curage du canal C3, en prévision des inondations dans les bas quartiers d’Antananarivo.

Le projet prévoit 120.000 m3 de boues à curer le long de ce canal, dont 70.000 m3 (plus de 58%) sont déjà effectuées jusqu’ici, a fait savoir Produir, lors d’un point de presse au site de prétraitement de boues d’Anosibe hier. «Dès qu’on a commencé à effectuer le curage du canal en 2024, on a pu constater une nette diminution progressive des inondations pour Antana­narivo durant la saison des pluies», a fait remarquer Lionel Rakotonirina, chef de projet au niveau de l’Age­tipa.
D’une longueur de 13 km, le Canal C3 est en charge de l’évacuation des eaux de pluie dans les bas quartiers d’Antananarivo, dont Anosibe, Andavamamba, 67 Ha, Ankasina et Antohoma­dinika, allant jusqu’à la station de pompage d’Ambo­dimita. D’où son importance sur les inondations à An­tananarivo.

Traitement des boues
Les boues obtenues après le curage du canal C3 renferment des métaux lourds et ont été constatées comme toxiques après analyse. De ce fait, elles sont envoyées dans le site de prétraitement d’Anosibe pour assèchement à travers 5 filtres à presse, cela avant leur stockage et confinement à Iarinarivo du district d’Ambohidratrimo. Un site de confinement qui couvre une superficie de 2,2 hectares avec une capacité de 74.287 m3. Depuis le début des travaux de curage, 70.000 m3 de boue ont été pré­traités à Anosibe et 15.000 m3 évacués à Iarina­rivo. Afin d’assurer l’imperméabilité de ce site, il est couvert de géo-membranes en PEHD.
Afin d’éviter toute polémique, Produir a souligné hier que les camions qui se chargent du transport de ces boues ont reçu une autorisation de circulation de la CUA. Ce qui n’a rien à voir avec les fausses informations sur des travaux de remblayage véhiculés dans les réseaux sociaux. Si ces ca­mions circulent la nuit, de
20 h à 4 h, c’est uniquement conforme au Plan de gestion environnemental et social (PGES), si on ne parle que des embouteillages et des risques d’accident.

Sera R.

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