Le ministère de l’Education nationale (Men) a annoncé hier la reprise officielle des cours dans tous les établissements publiques à partir de ce jour. Une décision prise à l’issue d’une réunion tenue entre la ministre Elys Karena Hanitriniaina et les représentants des enseignants, des chefs de Zones d’administrations pédagogiques (Zap), des proviseurs et des directeurs d’établissement.
Selon la ministre du Men, « toutes les revendications ont été reçues » et des solutions sont déjà à l’étude au niveau du ministère. Certaines mesures devraient être appliquées sans délai, tandis que d’autres nécessiteront une validation du gouvernement. Elle a également appelé à la reprise immédiate des activités pédagogiques, soulignant la nécessité de « rétablir le bon déroulement du calendrier scolaire ».
Des enseignants maintiennent la pression
Cependant, le climat demeure tendu. Plusieurs syndicats d’enseignants contestent la décision ministérielle, estimant que leurs revendications — notamment sur les conditions de travail, les arriérés de salaire et la régularisation des statuts — n’ont pas encore reçu de réponses concrètes.
« Nous ne reprendrons pas tant que nos demandes ne seront pas satisfaites. Nous voulons des engagements clairs, pas des promesses », déclare un représentant syndical sous couvert d’anonymat.
Sur le terrain, l’incertitude plane : si certaines écoles s’apprêtent à rouvrir leurs portes, d’autres risquent de rester paralysées par le mouvement de grève qui perdure.
Les parents d’élèves, quant à eux, oscillent entre soulagement et frustration, inquiets pour l’avenir scolaire de leurs enfants.
Alors que le ministère affiche sa volonté d’apaiser la situation et d’assurer la reprise des cours, le bras de fer entre l’Etat et les enseignants semble loin d’être terminé. La semaine à venir sera décisive pour mesurer si l’appel du gouvernement sera entendu ou si le mouvement social prendra un nouveau tournant.
Fahranarison




