La fédération internationale de judo a publié hier, sa mise à jour du classement mondial. Pour Madagascar, trois judokates se distinguent par leur régularité.
Laura Rasoanaivo-Razafy, des moins de 70 kg, conserve sa 22e position mondiale, un rang qu’elle défend avec ferveur. A 21 ans, l’olympienne de Paris 2024, déjà quintuple championne d’Afrique, domine sans partage le continent en occupant la première place chez les dames de sa catégorie.
Son parcours jalonné de médailles d’or aux Jeux africains d’Accra en 2023 et aux Championnats continentaux de Casablanca la même année, témoigne d’une maturité rare. Bronze aux Mondiaux de Budapest en juin dernier, elle incarne l’excellence malgache.
Juste derrière, Natacha Emiliame Razafindrakalo glisse d’une place pour se hisser à la 79e mondiale chez les moins de 48 kg. Cette légère descente, presque anodine dans le contexte d’une saison riche en défis, n’entame en rien sa détermination.
A 22 ans, la jeune prodige du Family Judo Club d’Antsirabe, médaillée de bronze aux Championnats d’Afrique d’Abidjan en avril, pointe au 5e rang africain. Ses performances aux Jeux des Îles de l’océan Indien en 2023, où elle a décroché l’or, et son engagement récent à l’Open de Casablanca en janvier, classée alors 247e, soulignent une trajectoire ascendante.
Enfin, Hajanirina Zo Andriambololona apporte une solidité certaine dans les moins de 81 kg, en maintenant sa 83e place mondiale et sa 7e position sur le continent. A 30 ans, cette multiple championne nationale, victorieuse en or à l’Open international de Saint-Denis en février, excelle par sa polyvalence. Son rang stable reflète une préparation minutieuse, loin des éclats fugaces, et positionne Madagascar comme un acteur incontournable dans les catégories moyennes féminines.
Cette stabilité au classement ouvre des perspectives exaltantes pour ces trois athlètes. Elles ne se contentent pas de figurer, elles visent les podiums. Déjà, leurs agendas internationaux sont chargés. Laura Rasoanaivo-Razafy s’envolera pour les Emirats arabes unis à l’occasion du Grand Slam d’Abu Dhabi, prévu du 28 au 30 novembre. Ce tournoi, l’un des joyaux du circuit IJF, réunit les élites mondiales au Mubadala Arena.
De son côté, Natacha Emiliame Razafindrakalo mettra le cap sur le Japon, lors du Grand Slam de Tokyo, les
6 et 7 décembre au Tokyo Metropolitan Gymnasium.
Quant à Hajanirina Zo Andriambololona, son prochain engagement la ramène sur le continent avec l’Open africain d’Abidjan, le 30 novembre en Côte d’Ivoire. Ce rendez-vous continental, labellisé IJF, est un terrain familier mais exigeant. Victorieuse récente dans des opens similaires, elle y cherchera à renforcer sa position au classement avant la trêve.
Naisa




