Lutte contre la VBG: des LGBTIQ+ se font entendre

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ce jour, marquée depuis 1999, des personnes LGBTIQ+ de la capitale sortent de leur silence sur les réseaux sociaux, étant victimes de stigmatisation dans divers domaines. Une occasion pour ces personnes de dénoncer toutes formes de violences à leurs égards.
«L’article 6 de la Consti­tution dans son alinéa 2, stipule que tous les individus sont égaux en droit et jouissent des mêmes libertés fondamentales protégées par la loi sans discrimination sur le sexe, le degré d’instruction, la fortune, l’origine, la croyance religieuse ou l’opinion», ont-elles fait savoir.
Selon leurs dires, certes la société malgache est conservatrice, mais le mon­de évolue. De préciser qu’ elles sont acceptées dans leurs familles en tant que LGBTIQ+, contrairement à d’autres catégories de personnes. « Nous sommes des citoyens comme les autres», ont-elles souligné.
L’orientation sexuelle et l’identité de genre ne sont pas largement discutées au pays. Ce contexte a amené à l’organisation d’un atelier le mois d’octobre auprès des médias au Tana hôtel, dans le cadre du programme « Marang Fund » avec comme facilitateur Gender Links Madagascar, une ONG mondiale qui prône la promotion du genre.
L’objectif a été de renforcer les compétences journalistiques dans le traitement des sujets liés à l’orientation sexuelle, à l’identité et à l’expression de genre.
Actuellement, il existe plusieurs associations LGBT à Madagas­car, entre autres, l’ORMS-LGBT (Réseau Madagas­car Solidarité LGBT) qui milite pour les droits fondamentaux et lutte contre les violences et les discriminations, Queer Place MDG, un espace inclusif pour les personnes queer et alliées ainsi que des groupes locaux ou en réseau, comme le Collectif Arc-en-ciel.

Sera R.

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