Madagascar a officiellement lancé hier une évaluation mutuelle de son dispositif de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive. L’exercice, qui se déroulera sur trois semaines, a été ouvert à Ambodivona par le premier ministre, Mamitiana Rajaonarison.
A cette occasion, le chef du Gouvernement a assuré que le pays abordait cette évaluation avec confiance, mettant en avant les réformes engagées ces dernières années. Il a notamment rappelé que le projet de loi renforçant la lutte contre le blanchiment de capitaux a déjà été adopté par l’Assemblée nationale et attend désormais la décision de la Haute Cour constitutionnelle avant son entrée en vigueur.
Selon le premier ministre, cet examen constitue une étape importante pour mesurer les progrès réalisés par Madagascar dans la lutte contre la corruption, le blanchiment d’argent et le financement des activités criminelles. Il a réaffirmé l’engagement de l’Etat à renforcer son dispositif de prévention et de répression de ces infractions.
La mission d’évaluation est conduite par des experts issus de cinq Etats membres du Groupe de lutte contre le blanchiment d’argent en Afrique orientale et australe (ESAAMLG) : la Zambie, le Rwanda, le Kenya, Maurice et l’Afrique du Sud. Leurs travaux porteront sur la conformité du cadre juridique malgache aux normes internationales ainsi que sur l’efficacité de sa mise en œuvre.
Le premier ministre a invité les évaluateurs à conduire leur mission avec impartialité et objectivité, y compris en relevant les insuffisances du dispositif national. Les conclusions de ces analyses sont attendues comme un indicateur de la capacité de la Grande Ile à répondre aux exigences internationales en matière de lutte contre les flux financiers illicites et le financement du terrorisme.
N.A.




