Soa Ratsifandrihana en Suisse: un spectacle sous le signe du « Groove »

Le Théâtre Vidy de Lausanne (Suisse), accueille les 16 et 17 décembre le spectacle dénommé « Groove » de la danseuse et chorégraphe malgache, Soa Ratsifandrihana.

Solo chorégraphique d’une durée de 45 minutes, «Groove» fait référence à ce terme associé au jazz et plus précisément au swing, qui a vu le joue à la fin des années 30.
«La chorégraphie réunit des images et des danses intimes, parmi lesquelles l’Afindrafin­drao, danse de la société au XIXe siècle, typiquement gasy, provenant de l’île rouge dont je suis originaire, Madagascar», a-t-elle expliqué.
«J’ébauche aussi quelques pas de Madison, la première chorégra­phie que j’ai apprise, popularisée dans les années 60 avec Al Brown, chanteur afro-américain. Je fais aussi un clin d’œil à Pepito, danseur de popping dont j’admire les quarts-de-tours stylisés», selon toujours Soa Ratsifandrihana.
Et de renchérir, «groove se présente sous la forme d’un collage de références citées puis transformées. L’enjeu chorégraphique à cet endroit, est de les assembler et de les articuler avec habileté, au profit d’une énergie qui progresse au cours de la pièce».
Faut-il préciser que «Groo­ve» est le premier spectacle solo de Soa Ratsifandrihana, après ses études au Conser­va­toire national supérieur de mu­sique et de danse de Paris.
Présente en 2021 à Bruxel­les, le spectacle a été joué plus de cinquante fois sur les planches et continue de tourner en Europe, au Canada, en Asie et prochainement à Madagascar.
Dans la continuité de ce projet, elle enchaîne en 2024 avec «Fampitaha, fampita, fampitàna – Comparaison, transfert et rivalité», une pièce plurielle à la croisée de la danse, la mu­sique et la création radiophonique, qui a vu la participation du musicien Joël Rabe­solo et des danseurs-performeurs Audrey Merilus et Stanley Ollivier. Sa démarche créative nous rappelle que « nos corps, au même titre que nos paroles, sont porteurs d’histoires et qu’importe comment nous les communiquons, celles-ci se doivent d’être racontées ».

Joachin Michaël

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