La société japonaise Bandai Namco, développeur du jeu Tekken, a dévoilé au mois d’août dernier, un nouveau personnage dans sa gamme de jeu vidéo, en la personne de Miary Zo, originaire de Madagascar. Les caractéristiques de celle-ci, ainsi que la scène inspirée des paysages malgaches où elle évolue, ont été présentées hier à travers une vidéo publiée sur YouTube, par Katsuhiro Harada, créateur du jeu, et Kohei Ikeda, directeur de Tekken 8.
Ces deux figures emblématiques de Tekken étaient à Madagascar l’année dernière. Ils ont visité plusieurs sites locaux, dont l’Allée des baobabs, découvert la culture malgache et rencontré la communauté malgache de joueurs de Tekken. Apparemment, le voyage les a profondément inspirés, au point qu’ils ont eu l’idée de créer un personnage permettant d’intégrer les éléments culturels qui les ont marqués.
« Quand nous étions en pleine visite d’un parc, nous avons vu des caméléons. Nous les avons pointés du doigt pour les photographier. Pourtant, il existe un mythe qui interdit de le faire. J’ai été effrayé par cette histoire », raconte Kohei Ikeda. Ce type de détail a ainsi été intégré dans la conception de Miary Zo.
Les caractéristiques de combat de Miary Zo
Miary Zo s’inspire des commandes d’Ogre dans Tekken 3. Contrairement aux autres personnages qui adoptent un art martial précis comme le karaté ou la capoeira, Miary Zo choisit le moraingy, un art martial typiquement malgache. Elle y intègre aussi d’autres arts africains, offrant ainsi un style de combat unique. Pour « Rage Art », les concepteurs ont utilisé, entre autres, un serpent géant et d’autres éléments animaux comme la queue d’un maki, associés à un effet visuel final rappelant le ravinala. « Miary Zo est l’un des plus petits personnages de Tekken. Ses coups de poing et de pied sont peut-être courts, mais elle possède un bâton », explique Katsuhiro Harada.
L’Allée des baobabs et le salegy mis à l’honneur
Le personnage est également accompagné d’une scène et d’une musique spéciale. La scène s’inspire de l’Allée des baobabs. « Nous nous sommes inspirés de l’aura de Madagascar », ajoute Ikeda. Lors de leur séjour, ils ont été fascinés par des scènes du quotidien comme les embouteillages mêlant voitures, motos, bicyclettes et zébus dans la capitale. Ils ont également rencontré des lémuriens qu’Ikeda a baptisés Vanilla et Cacao. Sans oublier la terre rouge, qui apporte à la scène une atmosphère plus rustique.
La musique du film intègre le salegy et des sonorités de valiha. « Tous ces détails sont présents dans la scène », précise Ikeda. Miary Zo est encore en phase de conception et sera prête la semaine prochaine. Au-delà du simple ajout d’un personnage, Miary Zo devient une vitrine culturelle, offrant au monde une nouvelle manière de découvrir Madagascar à travers l’un des jeux de combat les plus populaires.
Holy Danielle




