Malala Andrialavidrazana: l’année 2025 a marqué un tournant majeur dans sa carrière

Entre une œuvre monumentale exposée au Palais de Tokyo et sa sélection parmi les 100 femmes de Culture, Malala Andrialavidrazana, l’artiste photographe malgache affirme sa présence engagée sur la scène de l’art contemporain mondial.

L’année 2025 a marqué un tournant majeur dans la carrière de l’artiste contemporaine Malala Andrialavidrazana. Depuis le mois d’octobre 2025, elle expose au palais de Tokyo à Paris, une œuvre monumentale baptisé « Figures » sur un mur courbé de 60 mètres. Pour dire qu’elle confirme sa place parmi les figures marquantes de la scène artistique internationale.
Cette reconnaissance ne s’arrête pas là. En novembre 2025, Danièle Kapel-Marco­vici, femme d’affaires et collectionneuse d’art contemporain, a annoncé qu’elle est sélectionnée parmi les 100 femmes de Culture de l’année 2025, dans la catégorie arts contemporains. Une grande première pour une artiste malgache.
Avec le Fonds Yavar­hous­sen, Malala Andrialavi­drazana clôture son exposition « Figures », ce jour au palais de Tokyo à Paris. Il s’agit d’une impressionnante monographie murale de 60 mètres de long, peuplée de plus de 3.000 personnages dessinés.
Son travail s’inspire de livres de géographie, notamment des atlas anciens, de documents « périmés » dessinés à la manière des billets de banque, ainsi que d’icônes historiques évoquant des récits de domination et de violence.
Face à ces héritages lourds de sens, Malala Andrialavi­drazana choisit de répondre par l’humour. «Je pense que c’est une œuvre au présent, qui a aussi l’ambition d’imaginer un futur d’une manière vraiment plus joyeuse», confie-t-elle lors d’un entretien accordé à des médias internationaux.
Parmi les 100 femmes de Culture

La sélection parmi les 100 femmes de Culture vient consacrer cette démarche artistique engagée. «Je suis très honorée d’avoir été sélectionnée parmi les 100 femmes de Culture de l’année 2025, dans la catégorie arts contemporains», écrit-elle sur sa page Face­book. Placée sous le patronage du ministère français de la Culture, cette distinction, aujourd’hui à sa septième édition, vise à mettre en lu­mière des personnalités audacieuses qui contribuent à un changement positif dans les domaines de la création.
Née en 1971 à Antanana­rivo, Malala Andrialavidra­zana vit aujourd’hui à Paris, tout en poursuivant une carrière résolument internationale. Diplômée en architecture de l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-La Villette en 1996, elle a consacré son mémoire aux «Espaces et rituels funéraires à Madagascar». Une dizaine d’années plus tard, elle amorce sa carrière artistique en approfondissant ses recherches sur les pratiques funéraires malgaches, à travers la photographie. Un travail qui lui a valu le Prix HSBC pour la Photographie en 2004.

Holy Danielle

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