Le début de l’année s’annonce sous haute surveillance sanitaire. Alors que le pays peine à relancer son tourisme, déjà fragilisé par la crise politique, un nouveau défi sanitaire pointe à l’horizon avec la variole du singe. Et ce n’est pas une affaire à prendre à la légère. Et pour cause, la confirmation de plusieurs cas dans le pays intervient à un moment critique d’autant plus que les écoliers reprennent le chemin de l’école après les vacances de Noël. Le ministère de l’Enseignement supérieur a déjà pris les devants en imposant le port du masque dans tous les établissements relevant de sa tutelle et il a été suivi par le ministère de l’Education nationale.
C’est dire que la situation est critique, sans être alarmiste, car selon les autorités aucun décès n’a été enregistré jusqu’à aujourd’hui. Il semble d’ailleurs que les stocks de médicaments sont encore jugés suffisants pour faire face à cette vague. Mais la présence du virus dans plusieurs localités comme dans la capitale, après les foyers identifiés à Boeny et Vakinankaratra, fait planer le risque d’une propagation silencieuse.
L’enjeu est maintenant de protéger la population tout en évitant la panique inutile. Jusqu’ici en tout cas, le message à retenir est simple et que chacun a un rôle à jouer. La vigilance individuelle est donc de mise comme le lavage des mains, le port du masque et surtout d’éviter les contacts rapprochés.
En même temps, le gouvernement doit montrer sa capacité à anticiper et à réagir rapidement pour éviter la propagation et aussi rassurer la population. On est de nouveau à la croisée des chemins car le pays doit conjuguer efforts sanitaires et continuité économique, notamment pour un secteur touristique encore fragile. L’heure n’est surtout pas à la panique mais à la prudence et à la responsabilité collective. La santé publique est l’affaire de tous.
Rakoto




