Branchements illicites: la Jirama donne un ultimatum d’une semaine aux fraudeurs

La Jirama serre la vis contre les branchements électriques illégaux. « Une semaine est donné aux foyers ayant effectué des branchements illicites, ainsi qu’aux agents de la Jirama complices, pour démenteler leurs installations frauduleuses », a déclaré le directeur général par intérim, le général Hajatiana Raso­lomanana, lors d’une visite officielle dans les locaux de la Jirama à Soanierana, hier.
Passé ce délai, l’entreprise publique passera à la phase répressive. « Des opérations de contrôle et de ratissage seront menées. Toute infraction constatée sera poursuivie conformément aux lois sur le vol et la fraude », a prévenu le général Hajatiana Rasolomanana.
Les chiffres avancés par la Jirama illustrent l’ampleur du phénomène. Au cours des trois dernières années, près de 10% des clients contrôlés ont été impliqués dans des cas de fraude ou de vol d’électricité. Les pertes financières sont estimées à plusieurs centaines de milliards d’ariary par an.
« Au-delà du manque à gagner, ces pratiques dégradent gravement la qualité de l’approvisionnement électrique et fragilisent le réseau de distribution », a souligné le directeur général par intérim.
Face à cette situation, la Jirama affirme adopter une politique de tolérance zéro. « Il n’y aura aucune complaisance, quel que soit le statut des personnes impliquées », a insisté le respon­sable. Il appelle à une mobilisation collective, en particulier des employés de l’entreprise, afin de « préserver la crédibilité du service public » et d’éviter toute perturbation du développement du pays.
L’objectif : faire de la distribution d’électricité et d’eau une priorité nationale, dans le respect de la loi, de la transparence et de la responsabilité partagée, au bénéfice de l’ensemble de la population.

Arh.

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