Après le lancement officiel des Assises nationales pour la relance économique au Centre de conférences international d’Ivato, le 19 janvier 2026, la dynamique se déploie désormais dans les autres régions.
Les consultations sectorielles se poursuivent à travers la Grande île, avec un accent particulier sur l’agribusiness, considéré comme un levier stratégique de croissance inclusive.
Portée par le gouvernement en partenariat avec le secteur privé, l’initiative cherche à renforcer le dialogue économique. Ceux qui ont pris successivement la parole lors de la cérémonie de lundi au CCI Ivato s’accordent à dire que «Ces assises doivent accélérer la transformation de notre économie et favoriser la création d’emplois durables». Les travaux couvrent plusieurs filières à fort potentiel, dont l’agriculture, le textile, le tourisme, les technologies de l’information, l’énergie, les infrastructures et le capital humain, tout en intégrant les jeunes et les femmes entrepreneures.
Consultations régionales
Pour le secteur agricole, le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) conduit les Assises régionales de l’agribusiness du 21 au 23 janvier. Les 23 régions sont regroupées en pôles de concertation, d’Antsirabe à Mahajanga, de Fianarantsoa à Toliara, en passant par Ambatondrazaka. Les régions de Sava et Diana tiendront leurs assises du 26 au 28 janvier.
Selon le Minae, « ces rencontres régionales permettent aux territoires d’unir leurs voix et de faire émerger des priorités communes ». Les plateformes réunissent autorités publiques, opérateurs privés, producteurs, transformateurs et acteurs du développement. Un entrepreneur agricole affirme que « le dialogue direct avec l’administration est essentiel pour lever les blocages à l’investissement ».
Les participants entendent identifier les enjeux, harmoniser les chaînes de valeur agricoles et mobiliser des solutions concrètes. «Nous voulons transformer l’agribusiness en véritable moteur d’emplois et de richesses», explique un responsable régional. Les jeunes entrepreneurs, eux, veulent améliorer l’accès au financement et à la formation. «Sans accompagnement technique, le potentiel local reste sous-exploité», témoigne une porteuse de projet.
Pour dire qu’à travers ces assises, les initiateurs ambitionnent de faire de l’agribusiness un pilier structurant du développement et un socle durable pour l’avenir économique du pays.
Arh.




