Conseil des ministres: l’Etat ordonne la démolition d’un barrage construit illégalement

Sur la base d’un rapport conjoint du ministère des Mines et des Ressources Stra­tégiques, celui de l’Envi­ronnement et du Dévelop­pement durable, ainsi que de l’Eau, de l’Assainissement et de l’Hygiène, le Conseil des ministres du 20 janvier 2026 a confirmé l’illégalité du barrage construit par la société chinoise COpax Resources Co. Ltd sur la rivière Mena­randra, dans la commune rurale d’Ambahita, district de Bekily, région Androy.
Construit sans aucune autorisation, ce barrage en remblai de terre, d’une hauteur de 13,5 mètres, sans dispositif de déversement en aval » ne répond pas aux nor­mes techniques requises et présente un risque élevé d’effondrement. D’ailleurs, ce barrage perturbe l’écoulement des eaux du Menaran­dra, provoquant un assèchement en aval, tout en exposant les zones en amont à un risque d’inondation.
Face à cette situation préoccupante, le conseil des ministres a rappelé à tous l’obligation du respect les lois et de la réglementations en vigueur en matière d’environnement, de gestion de l’eau et d’exploitation des ressources minières. Ainsi, il confirme que le barrage devra être démoli, et que les décisions et instructions des ministères concernés devront être appliquées sans délai.
Pour rappel, la société COPAX dispose d’un permis d’exploitation de graphite à Be­kily, délivré conformément à un cahier des charges précis. Toutefois, ce permis ne l’autorise en aucun cas à construire des infrastructures hydrauliques.
Le ministère de l’Eau a émis un ordre officiel de démolition, mais la société ne s’y était pas conformée et avait même élevé le barrage, aggravant les risques de rupture et d’inondation. Cet­te dernière a par la suite saisi la justice afin d’obtenir la suspension et l’annulation de la décision ministérielle. Le tribunal a ordonné une suspension provisoire de l’exécution de l’ordre de démolition, dans l’attente d’une nouvelle audience. L’Etat a présenté sa défense et la procédure judiciaire est toujours en cours.

T.R.

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