Sortie clandestine de fonds de la BFM: Aivo Handriatiana Andrianarivelo nie en bloc

Le gouverneur de la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM), Aivo Handriatiana Andrianarivelo, a nié en bloc, hier à Antaninarenina, la supposée pression émanant d’un quelconque haut responsable pour sortir de la banque centrale, des fonds durant la récente manifestation populaire.

Selon ses dires, les seuls clients de la BFM sont les banques primaires et le trésor public, ou encore de grands projets nécessitant l’ouverture d’un compte, en l’occurrence ceux des organismes internationaux partenaires de Madagascar.
« Aucune personne physique ne peut ouvrir un compte à la BFM, même moi son gouverneur. Même si le président, le premier ministre ou un tel ou tel ministre demandent à la BFM un décaissement, nous ne nous plions pas à ses requêtes. Seul le trésor public est habilité à décaisser des fonds», a-t-il signifié.
D’après ses explications, à l’instar de toutes les ban­ques, la BFM ne demande pas au trésor public le motif de chaque décaissement de fonds.
Aivo Handriatiana An­drianarivelo a fait cette mise au point en marge de la signature de deux conventions-cadres entre la BFM et les Forces de défense et de sécurité (FDS), relatives à la protection des sites de la BFM, ainsi qu’à l’escorte des fonds et valeurs depuis leur arrivée à Toamasina jusqu’à Antananarivo, ainsi que depuis Antananarivo jusqu’ aux onze agences de cette banque partout à Madagas­car.
Les signataires étaient le gouverneur de la BFM, le chef d’Etat-major des forces armées malgaches le général de corps d’armée Demos­thene Pikulas, le directeur général de la police nationale, contrôleur général de police Tsaramonina Ravony et le commandant de la gendarmerie nationale, le général Nonos Mbina Mamelison.
Dans les détails, le Groupe de Sécurité et d’Interventions Spéciales (GSIS) de la Gendarmerie nationale et l’Unité spéciale d’intervention (USI) de la police nationale, vont assurer la sécurité des fonds et valeurs transportés. Pour l’acheminement par voie terrestre, les éléments des FDS escortent les camions blindés tout au long du trajet. Quant à l’acheminement par avion, le transport de fonds est assisté par une escorte militaire depuis l’atterrissage jusqu’au site de dépôts.
Pour le contrôleur général de police Tsaramonina Ra­vony, « L’effectif des éléments de l’USI est suffisant, tout comme leurs capacités et les moyens à leur disposition pour parer à toute éventuelle attaque, que ce soit sur route ou au niveau des sites. »
En contrepartie, la BFM envisage de rénover des infrastructures de l’Armée, de la gendarmerie et de la police nationale. « Je l’ai évoqué aujourd’hui, alors cela s’apparente à un engagement de notre part », a promis le gouverneur de la BFM. Les parties prenantes vont discuter de la faisabilité de ce projet. A noter que la première signature d’une telle convention de partenariat entre la BFM et les FDS remonte à 2011.

LR

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