Douanes malgaches: entre renforts réclamés et optimisation des effectifs

A l’occasion de la Journée internationale des Douanes, célébrée le 26 janvier, la nouvelle Direction générale des Douanes (DGD) de Madagascar a tracé ses priorités et ses défis. Le thème mondial, « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », a servi de fil conducteur aux échanges.

La question des ressources humaines a été au cœur des discussions, hier au Centre de conférences internationales d’Ivato. Le di­recteur des Ressources et de la formation de l’administration douanière, José Rabeto­kotany, plaide pour un renforcement des effectifs. Il estime que la DGD doit disposer de moyens humains à la hauteur de ses missions.
«Des postes budgétaires supplémentaires sont nécessaires, pour accroître nos capacités opérationnelles et assurer pleinement nos missions», affirme-t-il. Selon lui, l’évolution des menaces et la complexité croissante des échanges exigent une administration plus solide sur le terrain.
Pour sa part, le directeur général des Douanes, Antoine Randrianjafy a relancé l’importance de la sécurisation des échanges commerciaux, la protection des citoyens et du soutien au développement économique du pays. «La vi­gilance douanière constitue un pilier essentiel de la souveraineté nationale», a-t-il assuré.

Optimiser les ressources
Face à cette demande, le ministre de l’Economie et des Finances, Herinjatovo Ramia­ri­son, défend une approche différente. Il appelle d’abord à une meilleure utilisation des ressources existantes. «Il convient de prioriser l’optimisation des ressources déjà présentes, puisqu’elles sont déjà rémunérées pour exécuter les missions de l’administration douanière», déclare-t-il. Le ministre insiste sur une gestion rigoureuse et cohérente des effectifs. «Il est donc juste et cohérent de les affecter aux postes correspondant à leurs compétences», ajoute-t-il.

1.132 agents
L’administration douanière compte actuellement 1.132 agents, dont 800 hommes et 332 femmes, selon le Plan stratégique 2025-2029. Pour le ministre, la première étape consiste à évaluer précisément les besoins.
«La démarche consiste d’abord à mesurer les besoins face aux ressources disponibles, afin d’identifier d’éventuels sureffectifs et de procéder aux réorganisations nécessaires», explique-t-il. Il précise que le plan de recrutement définitif ne sera arrêté qu’après cet arbitrage.
Herinjatovo Ramiarison évoque aussi l’inactivité de certains agents. Il pose la question du redéploiement, notamment celui des anciens hauts cadres de la douane. Il aspire à une «continuité des missions régaliennes et renforcer l’efficacité du service».

Arh

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