Agriculture et élevage: l’État et les bailleurs pour la refondation du secteur

Une table ronde des partenaires techniques et financiers consacrée à l’agriculture et à l’élevage, s’est tenue hier à l’hôtel Le Centell Antananarivo. Le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (Minae) a conduit les échanges, aux côtés du ministère de l’Economie et des Finances, afin de poser les bases d’un secteur plus productif, mieux structuré et créateur de valeur.
Une note stratégique a servi de fil conducteur. Quatre priorités émergent, à savoir renforcer la souveraineté alimentaire, développer l’agro-industrialisation territoriale, structurer les chaînes de valeur et moderniser la gouvernance du secteur, notamment par la sécurisation foncière et l’usage des données.
« Notre cap est simple et partagé : produire plus, produire mieux et produire durablement, tout en améliorant les revenus des producteurs et en orientant les productions vers le marché et l’agribusiness », a avancé le Minae.
Les partenaires ont partagé un diagnostic commun. Le secteur reste vital pour l’emploi et la cohésion sociale, mais souffre d’une faible productivité, d’une forte exposition aux chocs climatiques et d’interventions trop dispersées.

Quid des financements ?

A cette occasion, un déséquilibre entre actions d’appui et investissements structurants, a été soulevé. Les taux de décaissement restent faibles. Et les impacts sur les ménages demeurent limités. Face à ces défis, le Gouvernement a réaffirmé sa volonté de refondation. Il place les producteurs – femmes, jeunes, petits exploitants et PME rurales – au cœur du dispositif, avec un meilleur accès aux intrants, à l’accompagnement et aux marchés.
Trois niveaux d’orientation ont été retenus. Sur le plan stratégique, les financements devront s’aligner sur les priorités nationales et soutenir l’agribusiness. Au niveau programmatique, les projets devront mieux cibler les bénéficiaires et intégrer foncier, nutrition et environnement. Sur le plan opérationnel, la simplification des procédures et le renforcement des capacités nationales sont jugés urgents.
Pour le MEF, « chaque dollar investi doit produire un impact tangible » et « le processus de refondation permettra de créer un cadre commun de référence, mobilisant efficacement les ressources internes et externes ».

Arh.

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