Les structures au sein du ministère d’Etat chargé de la Refondation auprès de la République, commencent à se mettre en place. Lors de son dernier Conseil des ministres, l’Exécutif a autorisé l’affectation de fonctionnaires issus d’autres départements ministériels, afin de renforcer les équipes stratégiques, rattaché à la Présidence de la République.
Créé dans le cadre du processus de refondation engagé par le régime, le ministère d’Etat chargé de la Refondation a une mission limitée de 24 mois, le temps de mettre en place la nouvelle République.
Dans ce sens, le Conseil des ministres a procédé à la nomination de 13 directeurs régionaux rattachés à ce ministère. Ces hauts responsables auront pour mission de préparer et de conduire les concertations locales et régionales, dont le lancement est prévu dans trois régions dans trois mois. Ces consultations constituent une étape clé du processus de refondation, visant à recueillir les propositions et préoccupations des acteurs locaux.
Par ailleurs, le gouvernement a entériné la mise en place d’un service d’audit interne, ainsi que d’un service chargé de la Refondation au sein de chaque ministère. Objectif, renforcer la bonne gouvernance par la détection et la prévention des fraudes et des détournements de fonds, sans oublier d’identifier les failles dans le fonctionnement des départements ministériels.
Selon la ministre d’Etat chargée de la Refondation auprès de la République, Hanitra Razafimanantsoa, des concertations sont déjà en cours dans plusieurs départements ministériels afin d’intégrer cette démarche de refondation dans l’ensemble des secteurs de l’administration.
A titre d’exemple, le ministère de l’Economie et des Finances, en collaboration avec le ministère de l’Agriculture et de l’élevage, a récemment organisé une consultation avec les partenaires techniques et financiers, ainsi qu’avec les acteurs des secteurs concernés. Cette initiative visait à identifier les dysfonctionnements en matière de coopération avec les partenaires extérieurs.
Les conclusions issues des concertations sectorielles et territoriales seront examinées lors des Assises nationales, étape déterminante du processus. A l’issue de ces travaux, plusieurs documents stratégiques devraient être élaborés. Ils serviront à définir une vision nationale pluriannuelle, à harmoniser les politiques publiques, la coopération avec les partenaires techniques et financiers, ainsi qu’à fixer les priorités nationales dans le cadre de la nouvelle République.
Tivo Rasam




