Banquiers, acteurs des télécoms, fintechs et décideurs ont échangé à huis clos hier à l’hôtel Radisson Blu Ambodivona, pour un forum consacré à l’avenir des paiements, à l’initiative de Visa. Tous partagent un constat : les paiements évoluent rapidement et exigent une réponse coordonnée. Les discussions ont porté sur l’innovation, la réduction de l’usage du cash et la construction d’un écosystème sécurisé et inclusif.
« Alors que les paiements ne cessent d’évoluer, il est essentiel que les dirigeants se réunissent pour confronter leurs analyses et anticiper les transformations du marché », a soulevé à cette occasion le Country Manager de Visa pour les îles de l’océan Indien et Djibouti, Christian Mbonampeka. « Notre ambition est d’influencer l’écosystème pour accélérer l’adoption des paiements digitaux, dans un esprit de collaboration plutôt que de compétition », assure-t-il.
Et le défi réside dans le taux de bancarisation qui oscille entre 25 % et 30 % à Madagascar, en deçà de la moyenne africaine. « Cela montre l’urgence d’agir collectivement pour identifier les freins et proposer des solutions adaptées », souligne Christian Mbonampeka.
La première solution évoquée consiste à réduire les coûts et l’innovation technologique. Visa parie ainsi sur des solutions accessibles : paiements par QR code, liens de paiement ou acceptation via smartphone, sans terminal coûteux. «Nous développons des outils adaptés aux réalités locales pour permettre aux commerçants d’accepter les paiements sans investissement lourd», précise notre interlocuteur.
Paiements digitaux
Les échanges se sont appuyés sur une étude récente de Visa sur le marché malgache. Celle-ci dessine la montée du mobile money et l’intérêt croissant des consommateurs pour les solutions numériques. Elle souligne aussi l’importance d’une coopération entre acteurs publics et privés.
Les participants convergent vers une même conclusion. «Le développement des paiements digitaux repose sur un effort collectif», résume Christian Mbonampeka. Visa entend jouer un rôle de facilitateur pour accompagner cette transformation. Pour ce faire, des sessions de formation sont prévues pour renforcer les compétences des équipes bancaires. Une preuve supplémentaire que, dans cette mutation, la technologie ne suffit pas : le capital humain reste au centre d’intérêt.
Arh.




