Magie politique ou hasard des choses ? Dans un contexte où tout est possible, même l’impossible, les observateurs n’en revenaient pas de voir cette figure controversée du paysage politique, cible de grand déballage sur les réseaux sociaux, se faire accorder le statut de député de Madagascar. Son nom est cité dans une affaire de détournement de derniers publics et de marché fictif, du temps qu’il était ministre, à l’époque du régime Rajaonarimampianina.
Mais comme l’élu titulaire, à savoir Ahmad Ahmad dans le district de Mitsinjo, à couteaux tirés avec l’homme fort de l’Assemblée nationale, est frappé de déchéance pour absentéisme, au même titre que quatre autres députés, par la Haute Cour constitutionnelle, sur la demande de ses pairs, son co-listier le remplace, conformément à la loi.
Et c’est là que le bât blesse. Car ce n’est pas vraiment la procédure qui fait jaser l’opinion, même s’il y a anguille sous roche défrayant la chronique, mais la personne et ses casseroles, championne de retournement de veste et maintenant parmi les compères de ceux qui font la pluie et le beau temps au sein de l’Hémicycle.
Sous la coupe d’une procédure judiciaire, à l’époque du régime Rajoelina, il s’est exilé en France au début de l’année 2019, mais pas à l’abri des attaques médiatiques sur les réseaux sociaux, en guise de rappel des dossiers brûlants dans lesquels il est fortement soupçonné. Maintenant que le pouvoir change de mains, non seulement il est de retour dans le pays, mais également en haut lieu, protégé par un bouclier de l’immunité parlementaire.
Sur fond de représailles politiques, la loi est faite pour être manipulée à la convenance de la majorité de circonstance au sein de l’Assemblée nationale. Gare aux adversaires impétueux car une épée de Damoclès est suspendue au-dessus de leur tête. Et la vengeance sera terrible.
Rakoto




