Approvisionnement en électricité: le spectre du délestage plane !

Depuis presque une semaine, plusieurs quartiers d’Antananarivo et de ses environs subissent des coupures d’électricité récurrentes. Les habitants évoquent des perturbations imprévisibles, allant de simples microcoupures à des interruptions prolongées pouvant atteindre trois heures. Ils se demandent si le délestage est de retour.

Dans de nombreuses zones, la grogne des usagers se fait entendre. Commerçants, étudiants et ménages peinent à s’adapter à ces interruptions soudaines. « On ne sait jamais quand le courant va être rétabli. Cela complique tout, surtout pour le travail à domicile », confie un habitant du centre-ville.
Face à cette situation, la crainte des coupures prolongées et du délestage se fait sentir, avec toutes les conséquences négatives que cela implique, surtout à l’approche de la période d’étiage, marquée par une baisse du niveau des ressources hydrauliques. Certains évoquent également d’éventuelles difficultés liées à l’approvisionnement en carburant. Et le retour des pluies et orages de ces deux derniers jours semble compliquer la tâche des techniciens de la Jirama.
« Comme chaque année, à cette période, on craint le pire. On redoute que ces coupures deviennent régulières », témoigne une commerçante d’un quartier périphérique. Pour beaucoup, ces perturbations rappellent les épisodes passés de rationnement énergétique.

Davantage de communication
Hier soir encore, la Jirama a fait savoir que « le mauvais temps a provoqué des dysfonctionnements sur la ligne de transport à haute tension reliant la PIA d’Am­bohimanambola à la sous-station Tana-Nord d’ An­ta­nan­drano. Cela a entraîné l’arrêt des grands transformateurs TR7 et TR8 au niveau de la PIA d’Ambohimanambola ».

Et elle tente de rassurer. Sur sa page Facebook, la société nationale d’eau et d’électricité explique que ces coupures sont liées à des travaux en cours. Elle évoque notamment des opérations de maintenance et de remplacement d’équipements.
Des interventions techniques sont annoncées par la compagnie, suite à l’arrivée de deux nouveaux transformateurs pour la sous-station Tana Sud d’Anosizato. Elle ajoute que certaines coupures peuvent également être dues à des pannes imprévues sur le réseau.
Malgré ces explications, les habitants réclament davantage de communication et surtout un calendrier précis des interruptions. « On comprend qu’il y ait des travaux, mais on aimerait être informés à l’avance », insiste un étudiant.
En attendant, la population s’organise comme elle peut, entre groupes électrogènes, batteries et adaptation des horaires. Une chose est sûre : ces coupures ravivent les inquiétudes liées au retour du délestage dans la capitale.

Arh.

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