Banky Foiben’i Madagasikara (BFM) poursuit sa consultation publique sur la réforme monnaie nationale. Une rencontre publique s’est tenue hier au Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina, après celle du 23 mars à l’Université d’Antananarivo. L’objectif consiste à recueillir les avis des usagers pour orienter les futures décisions stratégiques.
Le gouverneur de BFM, Aivo Andrianarivelo, clarifie les enjeux. «Nous voulons adapter le volume et la structure de la monnaie aux besoins réels de l’économie malgache», explique-t-il. BFM cherche aussi à mieux comprendre les préférences des citoyens. «Nous consultons le public sur les supports monétaires les plus pratiques au quotidien, billets ou pièces», ajoute-t-il.
Cette démarche vise également à définir les caractéristiques des futures émissions. «La forme, les matériaux et les dénominations doivent répondre aux usages actuels», souligne le gouverneur. Il tient toutefois à clarifier certains points.
«Ce projet ne vise ni à modifier le taux de change de l’Ariary, ni à lutter directement contre l’inflation, ni à augmenter le pouvoir d’achat par un simple changement de billets», insiste-t-il.
À l’issue des consultations, plusieurs pistes sont envisagées. BFM pourrait lancer une nouvelle série de billets. Elle étudie aussi le remplacement de petites coupures par des pièces, jugées plus durables. Une coupure de valeur plus élevée pourrait également voir le jour pour faciliter les transactions importantes.
Autre option évoquée : la redénomination. «La suppression d’un ou plusieurs zéros reste une possibilité technique pour simplifier les calculs et la gestion comptable», indique Aivo Andrianarivelo.
Arh.




