Pour ceux qui n’ont pas encore retourné leur veste et changé leur fusil d’épaule, c’est maintenant ou jamais. Politiquement parlant, toutes les conditions sont remplies et les indicateurs au vert. Même si rien n’est encore joué, c’est le moment idéal de passer de l’autre côté de la barrière, dans le camp des « gagnants », pour les vautours politiques sans scrupules, habitués à manger à tous les râteliers. Mieux vaut prendre le train en marche que le rater.
Quelques-uns qui ont senti le vent tourner, ont déjà tourné casaque, comme à chaque changement de régime d’ailleurs. Ils ont quitté le navire Rajoelina bien avant son naufrage, en prenant en marche la révolution menée par la Gen Z, pour se frayer une place au sein de la République de la Refondation. Et plus ils jettent le discret sur leur ancien groupement ou parti politique, plus leur étiquette politique d’origine leur colle à la peau. Et l’opinion publique ne cesse de le rappeler, en les surnommant les « forongony », que la Gen Z et les citoyens partisans de la Refondation voient d’un mauvais œil.
Certains de ces transfuges, commencent même à se faire entendre sur les réseaux sociaux et n’hésitent pas à s’attaquer ouvertement à leur ancienne famille politique. Une manière pour eux d’assumer leur nouvelle position politique et de prouver leur loyauté sans faille. Ils pensent maintenant faire partie d’un nouveau clan politique fort, qui n’a pas encore dit son nom, mais avec une intention de plus en plus claire, comme ces politiques aux multiples visages les aiment.
Autant dire que les frictions entre le Tim et le régime de la Refondation, font émerger un clivage politique profond, prélude à la bataille des urnes qui s’annonce déjà rude. Au vu des enjeux électoraux, une ligne de fracture se dessine forçant les protagonistes à choisir leur camp et leur clan.
Rakoto




