Depuis quelques semaines, la concertation nationale ressemble à ces rendez-vous que tout le monde attend, mais dont personne ne connaît vraiment la date définitive. Prévue d’abord le 20 mai, reportée ensuite au 3 juin, cette rencontre est finalement renvoyée à une échéance encore inconnue. La patience est de mise.
Pourtant, l’idée de départ semblait claire. Réunir les différentes forces vives du pays autour d’une même table afin de réfléchir à l’avenir du pays. Une ambition qui, sur le papier, fait largement consensus. Mais comme souvent en politique, le chemin qui mène à la table des discussions est parfois plus compliqué que les discussions elles-mêmes.
Après tout, un dialogue national ne s’improvise pas. Les objectifs doivent être clairement définis, les participants identifiés et les règles du jeu acceptées par tous. À défaut, le risque serait de transformer un exercice de rassemblement en une simple juxtaposition de discours.
Reste que les reports successifs entretiennent naturellement le doute. Les invitations avaient déjà été distribuées et les observateurs s’attendaient à voir les travaux commencer. Chaque changement de calendrier nourrit alors les interrogations, voire une certaine impatience.
En tout cas, la réussite d’une concertation nationale ne dépend pas uniquement de sa tenue. Elle dépend surtout de la confiance qu’elle inspire. Les citoyens attendent moins une réunion qu’un résultat. Ils souhaitent voir émerger des solutions concrètes, capables de répondre aux préoccupations quotidiennes qui occupent les ménages, les entreprises et les collectivités.
Alors, à quand la nouvelle date de lancement officiel ? Car lorsqu’un rendez-vous est plusieurs fois repoussé, les attentes grandissent autant que les interrogations.
Rakoto




