Lors d’une rencontre avec la presse, hier à Alarobia, le parti Union nationale pour le développement et la démocratie (UNDD) a révélé que des divergences existent entre le FFKM et le ministère de la Réforme, à l’égard de la Concertation nationale. Mais le parti a annoncé son soutien total au FFKM chargé de piloter le processus, jugé stratégique pour Madagascar et présenté comme une étape pouvant mener à une République de type nouveau et à une réforme en profondeur du système de gouvernance.
L’UNDD estime que le FFKM doit mener ce processus en raison de son statut s’affichant comme non partisan. Le parti met en avant l’expérience du FFKM dans la facilitation du dialogue et de la réconciliation nationale, ainsi que les relations de coopération déjà établies entre les deux parties.
Le secrétaire général et président national du parti, Manoro Régis, a rappelé que depuis 2018, l’UNDD a toujours plaidé en faveur d’une refonte en profondeur du mode de gouvernance du pays, en collaboration avec d’autres formations politiques et groupes d’acteurs.
Selon la déclaration du parti, cette concertation constitue une étape majeure et sensible pour le pays, considérée comme une base de refondation institutionnelle, de renforcement de la démocratie et de promotion de la réconciliation nationale. Elle devrait également permettre l’élaboration d’une nouvelle Constitution et d’un cadre électoral consensuels, ainsi que l’organisation d’élections transparentes et porteuses de stabilité durable.
Le parti met toutefois en garde contre une conduite directe du processus par les autorités gouvernementales, estimant que cela pourrait susciter des soupçons de partialité. Il évoque également les éventuelles conséquences sur la situation post-transition en cas d’échec ou de difficultés majeures dans la mise en œuvre de la concertation.
S.A




