La 3e édition du Forum Capital Naturel qui se déroule au Radisson Blu à Ambodivona depuis hier, a pour objectif de favoriser l’engagement par le dialogue, afin d’accélérer l’intégration du capital naturel dans les décisions économiques et financières, au service du développement durable.
Le pays dispose d’un capital naturel exceptionnel représentant environ 30% de sa richesse nationale. Pourtant, avec 44% de forêts disparues en 60 ans, le pays fait face à un risque économique majeur. Ce Forum rassemblant les forces vives de la nation, ambitionne de sceller une alliance inédite entre économie et écologie. La valorisation du capital naturel de la Grande Ile est au centre de discussion.
«Le développement à travers le monde, est axé sur le capital naturel. L’idée du Forum est de trouver les moyens de valoriser ce potentiel, conformément à la Politique Générale de l’Etat» a déclaré Nolave Andriatsihala, ministre de l’Environnement et du développement durable.
Selon lui, le fait de ne pas donner sa juste place au capital naturel, constitue une lacune importante en matière de développement et de croissance économique. D’où l’importance de ce Forum, pour inciter les acteurs à passer à l’action et à s’engager pleinement. La ministre du Tourisme et de l’Artisanat a, quant à elle, souligné que l’alliance entre la croissance économique et les ressources naturelles est certes complexe, mais pas impossible.
Le Country manager du WWF Madagascar, Nanie Ratsifandriamanana a conclu que de nombreuses étapes ont été franchies en intégrant le capital naturel dans les décisions économiques. A l’issue de ces deux jours, des recommandations sectorielles structurées pour guider les investissements durables ainsi que des engagements publics-privés, sont attendus. Le Forum devrait également déboucher sur une feuille de route consolidée, en phase avec les besoins de financement d’un montant de 812 millions de dollars de la SPANB.
Jean Riana




