Epidémie: la Mpox fait une troisième victime, la vigilance renforcée

La Mpox franchit un cap inquiétant à Madagascar avec l’enregistrement d’un troisième décès. La disparition récente d’un homme de 36 ans à Mahajanga met en lumière la persistance de formes graves et relance l’appel à une mobilisation nationale, notamment autour de la vaccination.

La lutte contre la Mpox à Madagascar vient de connaître un tournant préoccupant. Un entraîneur sportif de 36 ans, résidant dans le fokontany d’Amba­lavola à Mahajanga, est dé­cédé des suites de la maladie. Il s’agit du troisième décès enregistré dans le pays depuis le début de l’épidémie, un signal fort qui rappelle que le virus continue de circuler activement et peut entraîner des complications mortelles.
Pris en charge durant une période prolongée au CHU Mahavoky Atsimo, le patient faisait partie des cas classés graves. Malgré les efforts des équipes médicales, son état s’est détérioré, aboutissant à une issue fatale. Conformément aux me­sures sanitaires en vigueur, sa dépouille a été transférée dès l’aube vers Boriziny, sa localité d’origine, où l’inhumation a été effectuée sans délai sous encadrement médical, afin de prévenir tout risque de contamination.
Ce décès n’est pas un cas isolé dans un contexte apaisé. Il intervient alors que des patients continuent d’être suivis pour des formes sévères, notamment à Mahajan­ga, où plusieurs personnes restent encore en traitement dans des structures spécialisées. La situation locale reflète une réalité nationale plus large.

Une épidémie sous surveillance
Selon les données actualisées communiquées hier par le Pr Köcher Diavolana Andrianarimanana, porte-parole du ministère autour de la Mpox, Madagascar compte à ce jour 829 cas confirmés répartis dans 49 districts. Parmi eux, 680 patients ont guéri, mais trois décès sont désormais officiellement enregistrés, dont le plus récent à Mahajanga.
A la date du 7 avril, la surveillance épidémiologique fait état de deux cas suspects en cours d’investigation et d’un cas confirmé actif. Neuf patients ont récemment été déclarés guéris, montrant que la prise en charge permet encore d’éviter le pire dans de nombreux cas, mais sans exclure le risque de formes graves.
Face à cette évolution, les autorités sanitaires insistent sur l’urgence d’intensifier la riposte. Le Pr Köcher An­dria­narimanana appelle la population à adhérer massivement à la vaccination, considérée comme le moyen le plus efficace pour freiner la propagation du virus et éviter de nouveaux décès.

Fahranarison

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