Madagascar pourrait bénéficier d’un appui financier de taille dans les prochains mois. Le pays espère un décaissement d’environ 183 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI), à l’issue des troisième et quatrième revues des programmes économiques en cours sur la Facilité élargie de crédit (FEC) et sur la Facilité de la résilience et de la durabilité (FRD). Toutefois, cette aide reste conditionnée à un accord final avec les autorités et à une validation du Conseil d’administration prévue en juin.
Faisant le bilan de la mission du FMI devant la presse, hier à Antaninarenina, le chef de mission du FMI, Constant Lonkeng Ngouana, a précisé que «le décaissement dépendra d’un accord sur les revues et de l’approbation du Conseil d’administration». Il a également souligné que des ajustements restent nécessaires avant l’examen final du dossier.
Face à une conjoncture économique fragile, le gouvernement malgache affiche sa volonté de réagir. Le ministre de l’Économie et des Finances, Herinjatovo Ramiarison, met en avant une Loi de finances rectificative revue à la loupe. «La relance est une nécessité absolue», a-t-il affirmé en ajoutant le besoin d’une approche combinant gestion de crise et croissance durable. Le ministre expose ainsi un plan d’action structuré, alliant la nécessité immédiate de renforcer la capacité d’adaptation aux crises à l’exigence d’un développement pérenne et soutenu.
Pression fiscale faible
Le FMI rappelle cependant que les défis structurels persistent. Le pays fait face à une pression fiscale faible et à des recettes en deçà des objectifs. À cela s’ajoutent des chocs récents, notamment la guerre au Moyen-Orient et le passage du cyclone Gezani. « La question est de savoir comment répondre à ces deux chocs », a expliqué Constant Lonkeng Ngouana.
Malgré ces difficultés, certains indicateurs restent encourageants. Le FMI salue les efforts engagés contre la corruption et la fraude. Les objectifs fiscaux sont globalement respectés, même si les recettes douanières ont reculé en raison d’une baisse des importations.
Arh.




