Numérique: 22 600 emplois directs générés selon le GOTICOM

À Madagascar, l’intelligence artificielle (IA) n’est plus une notion futuriste réservée aux grandes puissances technologiques. Elle s’impose progressivement comme un levier de transformation économique et sociale, en particulier dans le secteur du numérique. Selon le GOTICOM, le secteur des technologies numériques génère aujourd’hui environ 22 600 emplois dans la Grande Île. Un chiffre qui témoigne de la montée en puissance d’un écosystème encore jeune, mais en pleine expansion.

Même sans travailler directement dans l’intelligence artificielle, il est désormais difficile d’y échapper. De nombreux métiers du quotidien y sont liés, souvent sans que cela soit explicitement mentionné : rédacteurs web, transcripteurs audio, modérateurs de contenu ou encore community managers. Ces professions, en forte demande, s’appuient de plus en plus sur des outils d’automatisation et d’IA pour gagner en productivité.

La Marché de la formation, organisé par le Fonds Malgache de la formation professionnelle (FMFP) a permis de faire émerger quelques statistiques concernant la situation du secteur numérique à Madagascar. Le pays compte aujourd’hui environ 650 entreprises numériques formelles, auxquelles s’ajoutent près de 85 000 prestataires informels. Le segment du Business Process Outsourcing (BPO), particulièrement développé dans le pays, représente à lui seul 13 400 emplois. Centres d’appels, traitement de données, services externalisés : autant d’activités qui intègrent progressivement des solutions d’intelligence artificielle pour améliorer leur efficacité. Le secteur numérique à Madagascar affiche une croissance annuelle estimée entre 10 et 15%, portée par la digitalisation des services, l’essor du travail à distance et la demande internationale en externalisation.

Malgré ces avancées, plusieurs défis persistent. La formation aux compétences numériques reste insuffisante face à la demande croissante. L’accès à une connexion internet stable et abordable constitue également un frein pour de nombreux travailleurs. Par ailleurs, la structuration du secteur informel et l’accompagnement des jeunes talents représentent des enjeux clés pour assurer une croissance durable.

Nambinina Jaozara

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